Une année de césure à l’étranger

Votre enfant n’a pas obtenu la formation souhaitée sur Parcoursup pour l’instant, et vous avez compris qu’il avait à l’esprit de partir un an à l’étranger pour murir son projet d’orientation et progresser en anglais. Malgré le contexte actuel, cela reste possible à partir de la rentrée. Voici quelles sont les différentes possibilités

Il est encore tôt pour savoir exactement quelle sera la situation sanitaire dans le monde à la rentrée, mais d’ores et déjà de nombreux pays ouvrent leurs frontières, et notamment nos voisins européens. Partir à l’étranger peut être pour votre enfant une expérience très enrichissante à condition d’être bien préparée, et il gagnera en maturité. Pour trouver le dispositif qui lui correspond,  ESN France (association d’accueil, d’intégration des étudiants internationaux et de promotion de la mobilité, propose un site qui contient des informations officielles et complètes : http://decouvrirlemonde.jeunes.gouv.fr/. Voici par ailleurs un inventaire des possibilités :

Les chantiers de bénévoles internationaux

Idéal pour donner de son temps pour un projet d’intérêt général dans une ambiance internationale en rénovant de vieux monuments en France ou à l’étranger, mais toujours dans un contexte multiculturel.

Erasmus +

L’occasion de partir étudier dans un autre établissement, en Europe ou plus loin. Cela fonctionne si  l’école/université dans laquelle il est inscrit pour la rentrée a des accords avec des établissements à l’étranger pour envoyer ses étudiants et en accueillir dans le cadre d’échange réciproque. Les demandes s’effectuent auprès des services de relations internationales de l’établissement français, souvent une année à l’avance. Cela s’adresse donc plutôt aux jeunes qui sont déjà étudiants. Des réunions d’informations sont organisées, et il existe des bourses.

Assistant de langues ou séjours au pair

Cela peut être une bonne formule pour perfectionner son niveau de langue et tester sa patience auprès des enfants  avant de se lancer dans l’enseignement.

Les stages à l’international

La notion de stage est interprétée différemment d’un pays à l’autre. Dans certains pays, comme en France, la convention (« agreement ») est obligatoire, dans d’autres ce n’est pas le cas mais le stagiaire a le même statut qu’un salarié. En matière de rémunération, les règles sont distinctes également. En Angleterre, les stages de courte durée ne sont en général pas indemnisés.

Un job dans un autre pays

Nombreux sont les étudiants qui décident de travailler pour financer leur séjour. En Europe, la libre circulation permet à tout citoyen de l’UE de travailler comme salarié ou indépendant, sans permis de travail, dans n’importe quel pays de l’UE.
Dans les autres pays, il faut souvent un visa de travail, ou l’intégration à un programme réservé aux étudiants, tels que le PVT (Programme Vacances Travail). La demande se fait sur internet. Le PVT permet de séjourner dans le pays pendant un an (24 mois au Canada pour les français). Il n’est possible, en général, d’obtenir qu’un seul PVT dans sa vie, pour chaque pays. Pour les français, 14 pays proposent des PVT : Argentine, Australie, Canada (avec des quotas), Chili, Colombie, Corée du Sud, Mexique, Brésil, Japon, Nouvelle-Zélande, Hong-Kong, Uruguay, Russie, Taiwan.

Le volontariat international

Dans une entreprise, une ONG ou une association pour mener une mission solidaire ou non et développer de nouvelles compétences. Destiné aux étudiants et jeunes diplômés de 18 à 28 ans, le Volontariat International est une expérience professionnelle enrichissante qui constitue un véritable tremplin pour une carrière internationale.
Le volontariat peut se faire dans une entreprise française à l’étranger (VIE), au sein d’une structure française, publique ou parapublique, dans une structure publique locale étrangère (centres de recherche et universités publiques), ou enfin auprès d’organisations internationales ou d’associations agréées. Le candidat peut trouver lui-même sa mission, en démarchant les entreprises ou en consultant les offres sur le site www.civiweb.com. Dans le cadre d’un VIE, le volontaire peut occuper un emploi commercial, technique, scientifique, etc… Les missions durent 6 à 24 mois. Le Volontaire est placé sous la tutelle de l’ambassade de France et perçoit une indemnité mensuelle variant selon les pays.

Le Woofing

WOOFing est l’abrégé de World-Wide Opportunities on Organic Farms. Le principe est d’échanger quelques heures de travail, au contact de la nature, contre le logis et la nourriture. Les structures d’accueil sont regroupées dans des associations nationales qui publient des guides, avec leurs coordonnées et opportunités. Par extension, le Woofing se pratique aussi par exemple dans les auberges de jeunesse.
Le HelpX fonctionne sur le même principe, mais pas obligatoirement dans des fermes bios, et peut se trouver par internet.

Une expatriation de 6 mois ou un an bien préparée, lui permettra dans tous les cas de revenir riche de nouvelles expériences.