Partir à l’étranger : les bons plans et les aides

LES ETUDES A L’ETRANGER
Pour ceux qui choisissent de poursuivre leur cursus à l’étranger, la solution la plus simple consiste à s’inscrire dans un établissement français qui a passé des accords avec des écoles ou universités d’autres pays. Selon le contrat passé et la durée de l’expatriation, cela pourra parfois même donner l’opportunité de valider un double diplôme. Le CIDJ et les CRIJ organisent des ateliers pour informer sur les différentes possibilités : www.cidj.com.

ERASMUS + : le programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse, et le sport
Ce programme permet d’étudier dans une université ou une école dans 30 pays européens. Il faut être inscrit dans un établissement français qui a signé une Charte Erasmus. C’est le cas des universités, des IEP, et d’un grand nombre d’écoles de commerce, d’ingénieurs et de lycées préparant au BTS. Le contrat d’études garantit la validation des unités d’enseignement suivies en dehors de l’université d’origine.
Avec Erasmus, il est aussi possible de faire un stage en entreprise, en signant une convention de stage entre l’entreprise d’accueil et votre université. Les apprentis également peuvent bénéficier du dispositif. Informations sur : info.erasmusplus.fr
Il est possible de bénéficier d’une bourse Erasmus. Le montant est actuellement de 150 à 300 €, selon les pays, pour les études et 300 à 450 € pour les stages.

INSCRIPTIONS INDIVIDUELLES
Les étudiants qui décident de s’inscrire dans un établissement étranger par eux-mêmes, doivent s’informer en amont sur les périodes d’inscription, le contenu de l’enseignement, et la reconnaissance en France du diplôme préparé. Il faut s’assurer également d’avoir le niveau nécessaire en langue pour pouvoir suivre les cours. Une exception pour ce dernier point : les formations du secteur médical ; par exemple en Roumanie, l’enseignement en médecine et dentaire se fait en français.

LES STAGES A L’INTERNATIONAL
La notion de stage est interprétée différemment d’un pays à l’autre. Dans certains pays, comme en France, la convention (« agreement ») est obligatoire, dans d’autres ce n’est pas le cas mais le stagiaire a le même statut qu’un salarié. En matière de rémunération, les règles sont distinctes également. En Angleterre, les stages de courte durée ne sont en général pas indemnisés.

UN JOB DANS UN AUTRE PAYS
Nombreux sont les étudiants qui décident de travailler pour financer leur séjour. Voici quelques adresses de sites proposant des offres de jobs dans le monde entier :
. www.emploi.org/fr/
. www.teli.asso.fr : cotisation annuelle de 45 € à l’association
. www.pickingjobs.com : pour les vendanges et les récoltes, dans un grand nombre de pays
. www.summerjobsabroad.co.uk
En Europe, la libre circulation permet à tout citoyen de l’UE de travailler comme salarié ou indépendant, sans permis de travail, dans n’importe quel pays de l’UE.
Dans les autres pays, il faut souvent un visa de travail, ou l’intégration à un programme réservé aux étudiants, tels que le PVT (Programme Vacances Travail). La demande se fait sur internet. Le PVT permet de séjourner dans le pays pendant un an (24 mois au Canada pour les français). Il n’est possible, en général, d’obtenir qu’un seul PVT dans sa vie, pour chaque pays.
Pour les français, 10 pays proposent des PVT : Argentine, Australie, Canada (avec des quotas), Chili, Colombie, Mexique, Brésil (en cours), Japon, Nouvelle-Zélande, Hong-Kong, Uruguay, Russie, Taiwan.
Autre solution : le WWOOFing (World-Wide Opportunities on Organic Farms). Le principe est d’échanger quelques heures de travail, au contact de la nature, contre le logis et la nourriture. Les structures d’accueil sont regroupées dans des associations nationales qui publient des guides, avec leurs coordonnées et opportunités.
Le HelpX fonctionne sur le même principe, mais pas obligatoirement dans des fermes bios, et peut se trouver par internet.

LES SEJOURS AU PAIR
Le principe est basé sur un échange de services : les jeunes au pair sont nourris, logés, et reçoivent une somme complémentaire. En contrepartie, ils effectuent diverses activités au sein de la famille, telles que la garde d’enfants, la préparation des repas, le ménage,… pour une durée approximative de 30 à 35h par semaine.
Des Fédérations regroupent les agences de séjours au pair :
• l’UFAAP www.ufaap.org
• l’UNOSEL : www.unosel.org.

LE VOLONTARIAT INTERNATIONAL
Destiné aux étudiants et jeunes diplômés de 18 à 28 ans, le Volontariat International est une expérience professionnelle enrichissante qui constitue un véritable tremplin pour une carrière internationale.
Le volontariat peut se faire dans une entreprise française à l’étranger (VIE) , au sein d’une structure française, publique ou para-publique, dans une structure publique locale étrangère (centres de recherche et universités publiques), ou enfin auprès d’organisations internationales ou d’associations agréées.

Le candidat peut trouver lui-même sa mission, en démarchant les entreprises ou en consultant les offres sur le site www.civiweb.com
Dans le cadre d’un VIE, le volontaire peut occuper un emploi commercial, technique, scientifique, etc… Les missions durent 6 à 24 mois. Le Volontaire est placé sous la tutelle de l’ambassade de France et perçoit une indemnité mensuelle variant selon les pays. Sa base est de 723,99 € + une partie variable tenant compte du coût de la vie dans le pays et des variations des changes.

LE BENEVOLAT : HUMANITAIRE ET CHANTIERS INTERNATIONAUX

L’action humanitaire se professionnalise de plus en plus. Les ONG demandent bien souvent une expérience préalable de bénévolat ou de volontariat.

Les chantiers internationaux constituent les principales structures d’accueil de jeunes bénévoles à l’étranger.

Les jeunes qui partent en chantier se retrouvent dans un groupe de 10 à 20 bénévoles d’origines culturelles et géographiques différentes pour réaliser un projet d’utilité publique. Ce peut être un projet artistique, social, culturel ou environnemental : rénover un château, planter des arbres, nettoyer des plages, …

Il faut avoir 16 ans minimum. Aucune compétence spécifique n’est requise. L’encadrement est assuré par des animateurs. La durée des missions peut aller de 2 semaines à un an. Des frais d’inscription sont à prévoir (ex : 150 € pour l’organisme Etudes et Chantiers). Le bénévole est logé et nourri, mais les frais de transport sont à sa charge. Renseignez vous aussi auprès de Cotravaux (regroupe 11 associations : www.cotravaux.org.