L’évolution des effectifs dans l’enseignement supérieur

Près de 3 millions d’étudiants dans l’Enseignement Supérieur : c’est ce chiffre emblématique qui a été pratiquement atteint à la rentrée, avec une progression constante des effectifs ces dernières années. Mais quelles réalités se cachent derrière ce chiffre ?

 Des disparités régionales

Dans le cadre de l’étude « Repères et statistiques » du Ministère de l’Enseignement Supérieur, les chiffres officiels de la rentrée 2021/2022 ont été publiés. Malgré une baisse du nombre de bacheliers par rapport à l’année précédente, il y a eu 73 000 inscrits de plus, soit une croissance de 2,5 %. D’un point de vue géographique, l’Ile-de-France concentre toujours une part importante des effectifs avec 26,5 % des inscrits.  Les académies pour lesquelles nous avons observé la plus forte progression du nombre d’étudiants sont Paris, Lille, Lyon et Mayotte.

Une progression très nette de l’alternance

Les néo-bacheliers ont représenté 85,8 % des effectifs des néo-entrants. Parmi eux, 82 % étaient titulaires d’un Bac général, 15 % issus de la filière technologique et 3 % de la filière professionnelle. La progression des inscriptions à l’université (+ 0,4 % en 2021/2022) a été moindre par rapport à d’autres filières. Avec les mesures mises en place en faveur de l’alternance pendant la crise sanitaire, celle-ci est la grande gagnante avec par exemple une hausse de 43,2 % des inscrits en BTS en alternance. Les écoles d’ingénieur progressent aussi (+2,7 %) malgré une baisse des effectifs en classes prépas. Dans les écoles de commerce et gestion, l’évolution est de 9 %.

Un retour des étudiants internationaux

La barre des 400 000 étudiants internationaux a été passée, indique Campus France, soit une progression de 8 %. Effet de rattrapage post-Covid, ou réorientation de certains étudiants européens suite au Brexit ? Ces deux facteurs ont influé, ainsi que la crise au Liban qui a entrainé une augmentation de 30 % des inscrits venant de ce pays. Par ailleurs, on a observé une hausse de 50 % des étudiants en provenance des USA, 25 % de ceux venant d’Espagne ainsi qu’une progression d’inscriptions d’étudiants italiens et allemands. Il reste encore du travail pour regagner du terrain après avoir été devancé par le Canada, l’Allemagne et la Russie, mais le contexte international devrait venir rebattre les cartes.

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