Les spécialités choisies par les lycéens

Nous en savons un peu plus sur les spécialités pour lesquelles lycéens ont opté, car le Ministère de l’Education Nationale vient de publier un bilan sur les choix faits à la rentrée en 1ère et en Terminale, par les élèves préparant un Bac général.  Alors retrouve-t-on, ou pas, les séries S, ES et L à travers le choix des spécialités

Les maths : oui, mais…

Les matières scientifiques restent très largement plébiscitées, et tout particulièrement les maths. En première, alors que 400 combinaisons de trois spécialités étaient possibles, 60,6 % des élèves ont choisi cette discipline. En revanche, au moment de décider quelles spécialités conserver en terminale parmi les trois étudiées, ce sont souvent les maths qui sont abandonnées : ils ne sont plus que 41% à garder cette spécialité en Terminale pour un volume de 6 h  de cours hebdomadaires. Pour avoir un panorama complet, il serait intéressant de savoir combien d’élèves ont opté pour les « maths expertes » (9h/semaine)  et combien ont choisi l’option math complémentaires (3 h / semaine), indépendamment de leurs spécialités. Dans tous les cas, on  observe que les disciplines scientifiques restent en tête, la physique-chimie arrivant en 2nde position des spécialités choisies (34 % des élèves). Au total, les combinaisons scientifiques rassemblent 45 % des élèves de terminale en série générale cette année, alors qu’à  à la rentrée 2018, la série S totalisait 52 % des effectifs préparant un Bac général. Il y a donc bien une amorce de diversification des choix, ce qui était l’objectif de la Réforme.

Si on observe plus en détail le choix des spécialités en fonction du profil des élèves, on constate que ce sont principalement les filles qui arrêtent la spécialité math en terminale : il y a un abandon de 50 % chez elles, alors qu’il  n’est que de 30 % chez les garçons. Quand on sait à quel point elles sont encore sous-représentées dans les études scientifiques et dans les écoles d’ingénieurs, il reste du travail à faire à la fois dans les familles et dans le secteur de l’Education, pour persuader les filles qu’elles ne doivent pas s’interdire ce type d’études si elles sont attirées par les sciences. Le site www.femmesetsciences.fr vous donnera quelques informations à ce sujet.

Les autres spécialités

Les Sciences économiques et Sociales : SES,  restent très bien positionnées avec 43,6 % des élèves faisant ce choix en 1ère. C’est une demande en  progression cette année (+5,7 %), et il en est de même pour l’histoire-géographie, la géopolitique et les sciences politiques : HGGSP (+ 3,6 %). En terminale, ils sont 33 % à avoir conservé la spécialité SES cette année ; c’est une discipline qui est peu abandonnée. Faut-il en conclure qu’il  fallait un peu de temps avant que les élèves osent bouleverser la hiérarchisation à laquelle nous étions habitués, avec la prédominance de la Série S qui ouvrait toutes les portes ? L’avenir le dira et de nouvelles analyses chiffrées sont attendues dans les semaines à venir.

Laisser un commentaire