Le choix des enseignements optionnels au lycée

Les enseignements de spécialité remplacent les séries du Bac dès la classe de 1ère, en offrant un plus grand choix de combinaisons. Ils peuvent être complétés par des enseignements optionnels. Une note interne de la DEPP nous éclaire sur les choix possibles, ceux faits par les élèves, et l’intérêt de ces enseignements.

Les enseignements optionnels en 1ère

Une récente note du Ministère de l’Education indique que 39 % des élèves de Terminale générale suivent un enseignement optionnel en plus de leurs spécialités. Au niveau national, il existe 8 possibilités dont 3 réservées aux lycéens agricoles, mais le choix peut être plus restreint dans certains établissements. Les options sont les suivantes :

Pour le Bac général
  • langue vivante C étrangère ou régionale ;
  • langue des signes française ;
  • langues et cultures de l’Antiquité : latin ou grec (peuvent être choisis en plus d’un autre enseignement optionnel) ;
  • éducation physique et sportive ;
  • arts : au choix parmi arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique ou théâtre,

Dans les lycées agricoles :

  • hippologie et équitation ;
  • agronomie-économie-territoires ;
  • pratiques sociales et culturelles.

A l’enseignement optionnel de 3 heures par semaine suivi en 1ère, auquel peut s’ajouter l’enseignement langues et cultures de l’Antiquité (latin ou grec), rien n’empêchant de cumuler deux enseignements relevant d’un même domaine (artistique ou non) en enseignement de spécialité et en enseignement optionnel.

Les enseignements optionnels en terminale

En terminale, en plus de LCA (langues et cultures de l’antiquité) les enseignements optionnels  proposés sont les suivants :

  • mathématiques complémentaires ;
  • mathématiques expertes (pour ceux qui choisissent la spécialité « mathématiques » en terminale);
  • droits et grands enjeux du monde contemporain (DGEMC).

Ils sont également enseignés 3 heures par semaine. L’option choisie ne donne pas lieu à une épreuve finale. Ce sont les notes de 1ère et terminale qui sont prises en compte. Seule l’option LCA (latin/grec) fait exception : les points au dessus de 10 s’ajoutent au total du Bac, avec un coefficient 3 (soit au maximum 0,3 points sur la note du Bac en ayant 20/20).

Des nouveautés pour le Bac 2022

Désormais, les candidats au Bac pourront présenter jusqu’à 4 options. Elles auront les coefficients suivants :

  • 4 pour une option suivie en 1ère et en terminale. 3 options maximum avec ce coefficient pourront être présentées.
  • 2 pour une option suivie uniquement en terminale,

Il ne faudra pas dépasser un total de coefficients de 14 (6 en première, soit 3 enseignements optionnels ; 8 en terminale, soit 4 enseignements optionnels). Ce coefficient sera ajouté au total de coefficient du bac (de 100) en même temps que les notes. Un élève pourra donc être noté sur un total avec un coefficient de 108 ou 110 au lieu de 100.

C’est toujours la moyenne de l’année ou des deux années qui sera prise en compte, mais désormais pour la globalité de la note, et pas seulement les points au-dessus de 10.

Les tendances observées

La note d’information n°21.23 de la DEPP (Directions de l’évaluation, de la prospective et de la performance) fait ressortir un certain nombre de tendances.

On observe que 59 % des élèves de terminale suivent un enseignement en mathématiques, soit en spécialité, soit en optionnel, avec en toute logique une continuité entre la 1ère et la terminale pour 84 % d’entre eux. Si les filles optent pour l’enseignement optionnel « mathématiques complémentaires »  dans la même proportion que les garçons, cet équilibre ne se retrouve pas sur l’ensemble de l’enseignement en mathématique en terminale : en combinant enseignement de spécialité et enseignement optionnel : 69 % des garçons font des mathématiques contre seulement 50 % des filles. L’écart est également très marqué pour l’option « maths expertes » : 27 % de filles et 39 % de garçons. Par ailleurs, 42 % des élèves d’origine sociale très favorisée choisissent cet enseignement optionnel, ils ne sont que 24 % parmi les élèves d’origine sociale défavorisée.

De manière générale, ces derniers sont sous-représentés dans les toutes les options : ils sont 69 % à n’en choisir aucune.

L’enseignement optionnel DGEMC est quant à lui choisi par 7 % des élèves de terminale, cela incluant 78 % des élèves qui ne font pas de mathématiques en enseignement de spécialité. Les filles et les élèves d’origine sociale favorisée sont davantage représentés.

Alors pourquoi suivre un enseignement optionnel ?

Pour l’intérêt personnel, certes, mais aussi pour intégrer des filières sélectives dans le supérieur. En réalité, le choix d’un enseignement optionnel en terminale  est très lié au choix de triplette fait en 1ère, d’où découle le choix de doublette en terminale. Cela n’est pas demandé explicitement,  mais si un élève a abandonné  la spécialité maths pour poursuivre physique/chimie et SVT, l’enseignement maths complémentaires viendra utilement compléter, comme son nom l’indique, sa culture scientifique. Enfin, l’option maths expertes, plus poussée, est destinée aux élèves qui souhaitant aborder de façon approfondie d’autres champs d’étude que ceux proposés par l’enseignement de spécialité, et se destinent par exemple à la médecine ou à une formation d’ingénieur.

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