Le permis de conduire

Frau jubelt ber Ihren Fhrerschein

Le permis de conduire représente une  étape importante dans la vie lycéenne .
Même s’il est plus utile dans certaines régions que dans les grandes villes
bien équipées de réseaux de transport urbain, c’est un pas de plus vers
l’autonomie. 800 000 candidats se présentent chaque année, parmi lesquels
de nombreux jeunes venant d’avoir 18 ans.

Les évolutions

Consultation en ligne des résultats du permis possible depuis le 19/01/2015

Epreuve du code : la base de questions a été renouvelée et est passée de 700 à 1000 depuis le 02/05/2016

. Apprentissage anticipé de la conduite possible dès l’âge de 15 ans (depuis 2014)  et passage du permis possible à partir de 17 ans et demi, de manière à pouvoir conduire dès 18 ans.

Extension du dispositif du « permis à un euro par jour », afin que les candidats puissent continuer à en profiter après un 1er échec.

Surveillance des épreuves théoriques par des sociétés agréées par l’Etat et non plus par des inspecteurs depuis le 01/06/2016, pour que ceux-ci puissent se consacrer davantage au passage de l’examen pratique.

. Objectif : passer à un délai de 45 jours en 2017 pour passer l’examen contre 70 en moyenne actuellement (et jusqu’à 90 en Ile de France) : cela induirait une baisse de 400 € en moyenne du coût du permis.

Choisissez la bonne formule

Plusieurs solutions s’offrent à vous, selon votre âge, votre budget.

BON PLAN AVEC « LE PERMIS LIBRE »

Le pack « Mon code en candidat libre » comprend l’entraînement au code en ligne (cours et tests) ainsi que le kit candidat libre (CERFA02, CERFA 06 et les lettres de demande de place aux examens) pour s’inscrire gratuitement.
L’offre « Mon code en candidat libre » est valable jusqu’au 01/01/2018. Offre préférentielle pour les adhérents PEEP : http://peep.asso.fr/partenaires/nos-autres-partenaires/le-permis-libre/

Peut-être avez-vous opté pour la conduite accompagnée appelée apprentissage anticipé de la conduite, auquel cas vous êtes déjà lancé. Cela  est désormais  possible dès l’âge de 15 ans (article R.211-5 du code de la route). Il faut bien évidemment d’abord passer le code. Une fois ce premier sésame obtenu, un minimum de 20 heures de conduite en auto-école est indispensable. A l’issue de cela, vous recevez une attestation de fin de formation initiale (AFFI) que vous devez remettre à votre assureur, et vous  allez pouvoir continuer à perfectionner votre conduite avec, par exemple, la voiture de vos parents, en parcourant 3 000 km minimum.

A partir de l’âge de 18 ans ; c’est le dispositif de conduite supervisée qui est proposé. Il vous est simplement demandé, de parcourir  1000 km dans un délai de trois mois minimum, une fois que vous êtes titulaire du code, et toujours  après un minimum de 20 heures de conduite avec un moniteur d’auto-école.

Dans le cadre de ces deux formules, vous allez acquérir davantage d’expérience de la conduite. De ce fait,  vos chances d’obtention du permis de conduire sont meilleures, à condition de ne pas adopter les éventuelles mauvaises habitudes de votre accompagnateur !… Le prix de votre première assurance  sera généralement plus doux, ce qui peut aussi être un élément à prendre en compte au moment de choisir  la formule qui vous est la plus adaptée.

Si vous choisissez de passer votre permis de manière traditionnelle, un forfait vous sera généralement proposé pour le code. Pour la conduite, l’auto-école a l’obligation d’effectuer une évaluation préalable pour pouvoir vous communiquer un nombre d’heures prévisionnel, qui pourra ensuite varier selon vos progrès. Prévoyez en moyenne 30 heures de conduite si vous obtenez le permis du premier coup.

Certaines auto-écoles proposent également des forfaits pour la conduite. Ce sont le plus souvent des forfaits établis  sur une base de 20 heures de conduite, avec un délai maximum parfois d’un an. Renseignez vous bien sur le prix de l’heure de conduite supplémentaire, car c’est au final ce qui fera la différence dans votre budget. Et, bien évidemment, comparez plusieurs auto-écoles en vous renseignant sur place mais aussi autour de vous. La réglementation impose un affichage des prix bien visible à l’extérieur et à l’intérieur de l’auto-école. Beaucoup de forfaits tournent autour de 1200 €, mais avec des disparités pouvant  entraîner des tarifs allant de 700 € à 1400 €. Quant à l’heure de conduite, les tarifs sont libres. Elle peut varier de 35 €  à 55 € de l’heure, selon les villes.

Un site pour comparer les auto-écoles : comparateur.quelpermis.com

Le financement de votre permis

Le permis  à 1 €

Vous avez sans doute déjà entendu parler du permis à 1 €, et vous avez déjà bien compris que ce n’est pas ce qu’il vous coûtera au total. Ce serait trop beau !.. Il s’agit d’un prêt de 800 € à 1200 € à taux zéro que les jeunes de 15 à 25 ans peuvent obtenir pour financer leur permis. Pour en bénéficier, il faut que la banque et l’auto-école choisie soient partenaires de l’opération. Vous rembourserez ensuite 1 € par jour, soit 30 € par mois. La banque peut exiger une caution, par exemple de vos parents.

La bourse au permis

Il existe un dispositif permettant aux jeunes de 18 à 25 ans sans ressources, de bénéficier d’une prise en charge d’une partie du coût du permis de conduire par leur commune en échange d’un nombre d’heures de travaux d’intérêt collectif (40 à 50 heures). Renseignez-vous dans votre ville pour savoir si cela se fait.

Les aides des collectivités locales

Elles peuvent être proposées par les Régions ou les Conseils Généraux (départements).

Voici quelques exemples :

La Région Bourgogne Franche Comté : pour les jeunes de moins de 26 ans inscrits dans un parcours professionnel, financement d’une partie du permis de conduire avec le chèque permis, à hauteur de 500 € et en contrepartie de quinze heures de bénévolat dans une association.

Haut Rhin : aide de 160 € destinée aux jeunes de 16 à 25 ans du département qui veulent s’inscrire dans une auto-école dans le cadre de la conduite accompagnée.

Ile et Vilaine : le Conseil Départemental apporte, à travers le fonds d’aide aux jeunes, un soutien au financement du permis de conduire. Ceux qui sont accompagnés dans leur insertion sociale et professionnelle par la Mission Locale peuvent bénéficier d’une aide d’un montant pouvant aller jusqu’à 1300 €.

Loire Atlantique : le département attribue une aide de 500 à 1000 € pour les jeunes de 16 à 24 ans disposant de faibles ressources, et ayant obtenu un diplôme allant du CAP au BTS dans les deux dernières années.

Oise : dans le cadre du Pass Permis citoyen, les jeunes de 18 à 19 ans peuvent bénéficier d’une aide pouvant aller jusqu’à 600 € en échange d’une action citoyenne de 70 heures.

Yvelines : subvention à hauteur de 500 €  pour les jeunes du département. En contrepartie, les bénéficiaires s’engagent à participer à des projets citoyens dans les services du Conseil départemental ou au sein d’une association agréée. Cette action civique de 20 à 40 heures est un préalable au versement de l’aide forfaitaire.

Cette liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre Mairie afin de savoir si vous pouvez bénéficier d’une aide de la Région ou de votre Conseil Général (département).

Le BAFA pour qu’il devienne animateur

Le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur permet d’encadrer à titre non professionnel, de façon occasionnelle, des enfants et des adolescents en accueils collectifs de mineurs, plus généralement appelés colos/centres de vacances et centres de loisirs.

Ces accueils ont vocation à offrir aux enfants et aux jeunes des activités éducatives adaptées à leurs besoins, durant les temps de loisirs et de vacances. Les organisateurs de ces accueils sont en majorité des associations, des mairies ou des comités d’entreprise. Ils peuvent être également des sociétés commerciales ou des particuliers.

La première étape est de s’inscrire sur le site du Ministère : www.jeunes.gouv.fr/bafa-bafd. Votre enfant obtient son numéro d’inscription jeunesse et sports en quelques clics. Il lui sera indispensable tout au long de son cursus BAFA.

La formation se déroule en trois étapes :

.  la session de formation générale : il s’agit de suivre un stage de huit jours, proposé par une association habilitée par le ministère de la Jeunesse et des Sports. On y apprend le rôle d’animateur, l’animation des activités, la connaissance des enfants, l’organisation d’un centre de vacances ou de loisirs.

. le stage pratique : il  s’agit de mettre en application les acquisitions de la session de la formation générale dans un délai maximum de 18 mois. Ce stage a une durée minimum de 14 jours. Il s’effectue en centre de loisirs sans hébergement ou en centre de vacances. L’animateur stagiaire peut être rémunéré par l’organisateur du séjour.

. la session d’approfondissement (6 jours) ou de qualification (8 jours)
L’une ou l’autre doit se dérouler dans la limite de 30 mois à compter de la date d’inscription à la formation. Chacune de ces étapes donne lieu à une appréciation prise en compte pour la délivrance du brevet par le ministère de la Jeunesse et des Sports.

Le coût du BAFA est non négligeable (souvent 600 à 900 €), mais il existe des aides.  Sous conditions de revenus, la CAF verse une aide de 91,47€. Il existe aussi des subventions locales, départementales ou communales ; dans les Yvelines, par exemple, s’ajoute à cela une aide locale de 400 €. Les Directions générales de la Jeunesse et des sports accordent également des bourses. Enfin, certains organismes comme l’UCPA ont mis en place des partenariats avec des CE afin que les enfants des salariés puissent bénéficier d’accords tels que par exemple le paiement du BAFA avec des chèques-vacances.

Voici une liste d’organismes préparant au BAFA :

AFOCAL : www.afocal.fr

AROEVEN : www.bafabafd.aroeven.fr

CEMEA : www.cemea-formation.com

TEMPS JEUNES : www.temps-jeunes.com/Formation_BAFA-BAFD

UFCV : www.ufcv.fr

UCPA : www.formation.ucpa.com

Les activités en dehors du lycée

Les activités parascolaires qu’ils avaient étant enfant sont-elles encore utiles quand ils arrivent au lycée, et que faire s’ils souhaitent tout arrêter ?

Voici quelques exemples d’activités permettant de développer des compétences :

. Le sport  pour acquérir l’esprit de compétition, l’esprit d’équipe et être bien dans son corps
. Le dessin pour développer son sens de l’observation, sa créativité et sa concentration
. Le théâtre pour être plus à l’aise à l’oral et vaincre sa timidité
. L’humanitaire pour être plus solidaire et s’ouvrir sur le monde

Au moment de l’adolescence, le jeune est en recherche d’identité. Les activités associatives, qu’elles soient sportives ou culturelles, les aident à se construire et à développer leur autonomie. Elles  constituent l’occasion de rencontrer d’autres jeunes que ceux côtoyés au lycée, de créer ou développer des liens avec un groupe distinct, et d’avoir un adulte référent  avec lequel il est possible d’échanger, dans un contexte où il y a moins de stress car « on ne joue pas son avenir ».

C’est aussi une autre opportunité de réussir, dans un domaine choisi, et d’acquérir des habiletés cognitives, physiques et sociales. Cela peut être une source d’épanouissement et d’équilibre importante. Plusieurs études, en France et au Canada, ont montré que les jeunes ayant une activité parascolaire, apprenaient à gérer leur temps et réussissaient sur le plan scolaire. Ils avaient globalement moins de symptômes dépressifs. Pour les loisirs  sportifs, s’ajoutent tous les bienfaits d’une activité physique.

Bien entendu, ces activités ne sont bénéfiques que si le jeune est volontaire. Certains adolescents  vont manifester dans les années lycée, la volonté de cesser une activité exercée depuis de nombreuses années. Il ne faut pas que  cela devienne une source de conflit  avec la famille. Ces réactions peuvent avoir pour objectif de  démontrer qu’ils ne sont plus l’enfant qu’ils étaient précédemment. Ce peut être simplement une pause pour prendre du  recul. Les parents, en restant dans le dialogue sans rien imposer, peuvent alors proposer une nouvelle activité, en laissant entrevoir qu’elle sera source de rencontre avec de nouveaux amis.  Quand on démarre un loisir à cet âge là, mieux vaut peut être dans un premier temps éviter la compétition, dans certains sports notamment,  du fait de l’écart de niveau qu’il peut y avoir avec d’autres jeunes qui ont commencé dix ans plus tôt. Le but est davantage de découvrir de nouveaux univers que de se mesurer.

En commençant  par s’interroger sur les points forts que le jeune a envie de développer sans en avoir l’occasion au lycée, et en dialoguant avec lui sur ses centres d’intérêts, on peut parfois l’aider à trouver sa voie professionnelle. Et même si ce n’est pas le cas, certaines activités comme le théâtre, par exemple, en l’aidant à vaincre sa timidité, lui ouvriront des portes qu’il ne se serait pas autorisé à pousser.