Le PPPE : qu’est-ce que c’est ?

Le Parcours préparatoire au professorat des écoles est une nouvelle formation proposée depuis la rentrée aux jeunes qui se destinent aux métiers de l’enseignement. Qu’apporte-t-il par rapport au cursus qui existait jusqu’à présent ?

 Le contenu de cette nouvelle formation

Le PPPE se prépare à la fois à  l’université dans le cadre d’une licence « classique » en trois ans et dans un lycée. En 1ère année de licence, les étudiants suivent 3 semaines de cours en lycée et une semaine à l’université. La répartition évolue ensuite pour arriver à la proportion inverse en L3. Trois semaines de stage en école viennent s’ajouter aux cours en L1 et L2, puis 4 semaines en L3, ainsi qu’un stage de mobilité internationale. Pour cette 1ère année, la formation était proposée dans 22 établissements.

L’objectif est que les étudiants, tout en obtenant un diplôme national de licence, bénéficient d’un enseignement spécifique de renforcement disciplinaire afin de mieux appréhender le professorat des écoles. Au total, 25 parcours sont proposés. Il existe donc une grande diversité de disciplines de spécialisation pouvant être choisies.

 Et après …

Après la licence, le parcours se complète par la préparation d’un Master  MEEF (Métiers de l’enseignement, de l’Education et de la Formation), à l’issu duquel les étudiants peuvent présenter le concours pour devenir professeur des écoles. Les étudiants qui seront titulaires de cette licence seront bien préparés à ce métier, mais il leur sera également possible de poursuivre leurs études dans un autre Master pour ceux qui ne voudraient finalement pas se destiner à ces métiers.

Vous pouvez obtenir plus de précisions sur le PPPE sur https://www.education.gouv.fr/le-parcours-preparatoire-au-professorat-des-ecoles-une-licence-avec-parcours-preparatoire-specifique-309372

 

Les enseignements optionnels au lycée

Les enseignements de spécialité, vous connaissez. Ils remplacent les séries du Bac dès la classe de 1ère, en offrant un plus grand choix de combinaisons. Mais qu’en est-il des enseignements optionnels ? Votre enfant a-t-il intérêt à en conserver en terminale, et qu’est-ce que cela lui apportera pour le Bac et pour sa poursuite d’études ?

Les enseignements optionnels en 1ère

Une récente note du Ministère de l’Education indique que 39 % des élèves de Terminale générale suivent un enseignement optionnel en plus de leurs spécialités. Au niveau national, il existe 8 possibilités dont 3 réservées aux lycéens agricoles, mais attention, le choix peut être plus restreint dans certains établissements. Les options sont les suivantes :

Pour le Bac général

  • langue vivante C étrangère ou régionale ;
  • langue des signes française ;
  • langues et cultures de l’Antiquité : latin ou grec (peuvent être choisis en plus d’un autre enseignement optionnel) ;
  • éducation physique et sportive ;
  • arts : au choix parmi arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique ou théâtre,

Dans les lycées agricoles :

  • hippologie et équitation ;
  • agronomie-économie-territoires ;
  • pratiques sociales et culturelles.

A l’enseignement optionnel de 3 heures par semaine suivi en 1ère, auquel peut s’ajouter l’enseignement langues et cultures de l’Antiquité (latin ou grec), rien n’empêchant de cumuler deux enseignements relevant d’un même domaine (artistique ou non) en enseignement de spécialité et en enseignement optionnel.

Les enseignements optionnels en terminale

En terminale, en plus de LCA (langues et cultures de l’antiquité) les enseignements optionnels  proposés sont les suivants :

  • mathématiques complémentaires ;
  • mathématiques expertes (pour ceux qui choisissent la spécialité « mathématiques » en terminale);
  • droits et grands enjeux du monde contemporain.

Ils sont également enseignés 3 heures par semaine. L’option choisie ne donne pas lieu à une épreuve finale. Ce sont les notes de 1ère et terminale qui sont prises en compte. Seule l’option  LCA (latin/grec) fait exception : les points au dessus de 10 s’ajoutent au total du Bac, avec un coefficient 3 (soit au maximum 0,3 points sur la note du Bac en ayant 20/20).

Des nouveautés pour le Bac 2022

Désormais, les candidats au Bac pourront présenter jusqu’à 4  options. Elles auront les coefficients suivants :

  • 4 pour une option suivie en 1ère et en terminale. 3 options maximum avec ce coefficient pourront être présentées.
  • 2 pour une option suivie uniquement en terminale,

Il ne faudra pas dépasser un total de coefficients de 14 (6 en première, soit 3 enseignements optionnels ; 8 en terminale, soit 4 enseignements optionnels). Ce coefficient sera ajouté au total de coefficient du bac (de 100) en même temps que les notes. Un élève pourra donc être noté sur un total avec un coefficient de 108 ou 110 au lieu de 100.

C’est toujours la moyenne de l’année ou des deux années qui sera prise en compte, mais désormais pour la globalité de la note, et pas seulement les points au-dessus de 10.

Alors pourquoi suivre un enseignement optionnel ?

Pour l’intérêt personnel, certes, mais aussi pour intégrer des filières sélectives dans le supérieur. Cela n’est pas demandé explicitement, mais l’option DGEMC sera un plus pour les élèves qui souhaitent faire du droit, des sciences politiques ou du commerce, même si l’accès en licence est non sélectif. De même, si votre enfant a abandonné  la spécialité maths pour poursuivre physique/chimie et SVT, l’enseignement maths complémentaires viendra utilement compléter, comme son nom l’indique, sa culture scientifique. Enfin, l’option maths expertes, plus poussée, est destinée aux élèves qui souhaitent aborder de façon approfondie d’autres champs d’étude que ceux proposés par l’enseignement de spécialité, et se destinent par exemple à la médecine ou à une formation d’ingénieur.

 

Une nouvelle spécialité au Bac pour 2022

Les élèves qui intégreront une classe de 1ère de la voie générale à la rentrée, se verront offert un nouveau choix d’enseignement de spécialité. Cela est paru au B.O. du 15 avril et c’est donc en 2022 que les candidats au Bac pourront pour la 1ère fois passer cette épreuve.

La spécialité EPS au Bac 2022

Cet enseignement sera intitulé « éducation physique, pratique et culture sportive ». Les élèves bénéficieront de 4h d’enseignement en 1ère, puis 6 h en terminale, comme pour les autres enseignements de spécialité.

Le Ministère indique que l’objectif est de permettre aux élèves qui choisiront cet enseignement de développer :

. une pratique approfondie et équilibrée d’activités physiques, sportives et artistiques ;
. des compétences transversales essentielles à la réussite de leur parcours ;
. un regard critique et éclairé sur leur pratique et la diversité de ses enjeux ;
. une connaissance de la diversité des secteurs professionnels liés au sport et à la pratique physique.

Ce nouvel enseignement sera mis en place progressivement, dans seulement un à trois établissements par académie, à titre de test,  la 1ère année.

L’évaluation se fera à travers une épreuve écrite qui durera 3h30 et une épreuve orale de 30 minutes.

Ce nouvel enseignement doit offrir des perspectives professionnelles dans le secteur de  la santé et du bien-être, dans ceux de l’enseignement, l’entraînement, la gestion, la communication, l’événementiel, la recherche et la sécurité. Ce n’est sans doute pas tout à fait un hasard si cette nouvelle spécialité est proposée juste avant l’arrivée des Jeux Olympiques 2024 en France !

Le Pass’Sport : une aide de 50 € pour s’inscrire dans un Club sportif

 Là, il ne s’agit pas d’épreuves du Bac mais de loisirs. Ce dispositif est cependant mis en place avec le même objectif : favoriser la pratique sportive propice à l’intégration sociale puis professionnelle. Cette aide pourra être attribuée aux parents d’enfants de 6 à 17 ans révolus percevant l’allocation de rentrée scolaire. Les familles concernées recevront cet été un courrier du Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports, leur indiquant qu’elles peuvent bénéficier de ce dispositif, sans qu’elles aient à faire de démarche en amont. Sur présentation de ce courrier au moment de l’inscription, la réduction de 50 € se fera immédiatement sur le montant de l’adhésion ou de la licence.

Les nouveaux aménagements du Bac

Après la suppression des épreuves de spécialités du mois de mars, de nouveaux aménagements viennent d’être annoncés par le Ministre de l’Education Nationale afin de répondre aux inquiétudes des lycéens par « plus de  bienveillance ». Pour 2021, Le contrôle continu constituera 82 % de la note qui sera attribuée à l’examen.

En Terminale

L’épreuve de philosophie

Elle est maintenue le 17 juin, mais c’est la meilleure note qui sera retenue pour chaque élève entre celle du contrôle continu annuel, et celle de l’examen. Cela permet à  chacun de conserver toutes ses chances de réussite. Par ailleurs, un plus grand nombre de sujets sera proposé : trois sujets de dissertation au lieu de deux, et un pour l’explication de textes.

Le Grand Oral

C’est une des grandes nouveautés de la Réforme du Bac et la seconde épreuve maintenue pour les élèves de terminale. Les élèves le passeront entre le 21 juin et le 2 juillet. Là aussi, les examinateurs sont appelés à faire preuve de bienveillance. Les élèves interrogés sur des sujets de leurs spécialités, pourront communiquer en début d’épreuve une liste des sujets qui n’auront pas pu être traités dans l’année, établie par leur professeur. Votre enfant pourra également garder ses notes de préparation pendant la 1ère partie de l’épreuve (5 minutes). Pendant la 2nde partie consistant en un échange  avec le jury, les candidats seront autorisés à recourir à un support (tableau,..).

 En 1ère

Les épreuves écrites du Bac de français

Afin de laisser plus de chances à chaque élève, le nombre de sujets proposés va être doublé par rapport à ce qui était prévu. Ainsi, en série générale, il y aura deux séries de trois sujets de dissertation et 2 commentaires de texte.  Pour la voie technologique, ils pourront choisir entre deux commentaires et deux contractions de textes, chacune suivie d’un essai. Les épreuves se dérouleront le 17 juin.

Les épreuves orales

Le nombre de textes à présenter avait déjà diminué, passant de 20 à 14 pour la voie générale et  de 12 à 7 pour la voie technologique. Il a désormais été indiqué que l’examinateur choisira deux textes parmi ceux préparés et l’élève sélectionnera celui qu’il préfère parmi les deux proposés. Pendant la 2nde partie de l’épreuve, les candidats  pourront consulter et  utiliser l’œuvre étudiée.  Les épreuves se dérouleront du 21 juin au 2 juillet.

Evolution des épreuves du Bac 2021

La crise sanitaire est venue une fois de plus perturber le calendrier prévu pour les épreuves du Bac. Voici les évolutions prévues et le dispositif mis en place par Jean-Michel BLANQUER pour que l’évaluation sous la forme du contrôle continu soit aussi équitable que possible.

 Les épreuves maintenues

Pour les élèves de  1ère

Les épreuves de français sont maintenues dans les conditions habituelles. Les épreuves écrites se dérouleront le 17 juin.  Pour l’oral, Le Ministère a indiqué qu’un « resserrement des textes » est prévu. Le nombre minimal de textes à présenter passe à 14 en série général et 7 en série technologique.

Pour les élèves de  terminale

Ainsi que cela a été décidé, les épreuves de spécialités du mois de mars ont été supprimées. Elles devaient compter pour 1/3 de la note finale. Elles seront remplacées par le contrôle continu, sur la base des moyennes des trois trimestres de terminale. Les enseignants auront connaissance des sujets communs de spécialité prévus, de manière à pouvoir se baser dessus pour préparer les exercices notés dans la cadre du contrôle continu.

En revanche, les épreuves suivantes sont actuellement maintenues :

  • l’épreuve de philosophie, prévue le 17 juin : les élèves pourront choisir entre trois sujets au lieu de deux prévus initialement.
  • le grand oral, du 21 juin au 2 juillet.  Cette fiche aidera votre enfant à  se préparer

Des outils pour rendre l’évaluation plus équitable

La suppression des épreuves finales et nationales du Bac pose toujours deux questions : la valeur du diplôme pour l’année concernée et l’équité entre les élèves selon les méthodes utilisées dans les différents établissements. Afin d’anticiper ces questions, le Ministère a mis en place « des commissions d’harmonisation et des critères d’objectivation ».

Un guide pour l’évaluation dans le cadre du contrôle continu destiné aux enseignants a été publié, tant pour les spécialités que pour les enseignements communs. Il demande notamment que la robustesse des moyennes soit garantie par un nombre minimal de notes par période et un nombre suffisant d’exercices variés.

Une fiche de méthodologie a également été mise en place à destination des instances d’harmonisation au niveau académique qui travailleront sur les notes moyennes issues des bulletins de l’année scolaire 2020-2021. Vous pouvez la consulter ici.

 

 

Salons étudiants et journées portes ouvertes virtuelles : comment les optimiser

 Comment bien  préparer sa visite sur un salon numérique ?

Commençons sur une note positive, le développement de ce type d’événement  vous permet ainsi qu’à votre enfant de gagner du temps : pas de déplacement et même la possibilité d’aller sur des salons d’une autre ville alors que vous ne l’auriez pas envisagé en présentiel. Avant d’entamer sa visite sur un salon virtuel, il est généralement demandé de s’inscrire. Cela est gratuit ; il suffit que l’élève complète un formulaire.  Cela peut en général se faire plusieurs semaines à l’avance. A l’issue de leur inscription, les futurs visiteurs accèdent à différentes informations telles que la liste des exposants et celle des conférences. Cela permet de bien se préparer en choisissant les stands virtuels des établissements qui vous intéressent et en allant au préalable sur leurs sites pour noter les informations disponibles, celles manquantes et donc les questions à poser lors de la visite.

Si votre enfant a prévu de participer à plusieurs salons numériques, et d’assister à des conférences, il aura la possibilité de sélectionner des thématiques différentes, de l’un à l’autre. Le plus simple pourra être de préparer un tableau pour pouvoir ensuite comparer les formations en notant par exemple leur durée, les conditions d’accès, l’homologation du diplôme, le rythme de l’année scolaire avec le nombre d’heures de cours hebdomadaires et les périodes de stages, le coût des études, les conditions de validation du diplôme (type d’examen,..),  le classement éventuel de l’école, les accréditations internationales,…

 La visite sur un salon virtuel en 6 étapes 

 . Se pré-inscrire en communiquant une adresse mail régulièrement consultée afin de pouvoir prendre connaissance à temps des informations communiquées par les organisateurs.

. Préparer sa visite en notant les coordonnées du site sur lequel se connecter, le jour et les horaires de l’événement ainsi que des conférences choisies. Votre enfant aura pris soin de noter les informations à obtenir (non disponibles sur le site des établissements).

.  Se rendre sur les stands virtuels des établissements sélectionnés. Très souvent, des brochures numériques complètes sont consultables et des vidéos disponibles. II peut s’agir d’une présentation de la formation par des enseignants, de témoignages d’étudiants ou d’anciens élèves.

. Participer aux tchats : pour obtenir des compléments d’information, n’hésitez-pas à poser des questions sur les tchats.

. Assister aux conférences virtuelles : vous pourrez de cette manière obtenir des informations transverses sur une filière d’études, ses débouchés professionnels, les différentes voies d’accès,..

. Noter les informations obtenues et éventuellement la date d’une prochaine JPO virtuelle des établissements pour lesquels vous souhaitez aller plus loin.

 Les JPO virtuelles, comment cela fonctionne ?

Globalement, trois  possibilités peuvent se présenter :

  • Les tchats et FAQ (foires aux questions): c’est la forme la plus simple. Elles peuvent se dérouler sur Youtube, Facebook, Instagram, ou les trois simultanément. Un représentant de l’établissement, par exemple le Directeur, est face à une caméra et répond aux questions posées après avoir fait en général une présentation de la formation.
  • Les visites virtuelles d’établissements. Certaines écoles ont filmé leurs locaux : salles de classes, laboratoires, cafét et vous offrent la possibilité de les découvrir. Cette présentation est complétée d’une présentation des formations proposées.
  • Une plateforme interactive. Vous y accédez via une page internet conçue spécifiquement pour ce type d’événement. Vous pouvez avoir l’occasion de vous déplacer sur des stands virtuels de l’établissement (pour chaque formation, la vie associative,..), accéder à une brochure numérique et/ou des infographies, laisser vos coordonnées et obtenir en live ou en différé des réponses à vos questions.

Même si votre enfant est en 1ère, conseillez-lui de s’inscrire à certains de ces salons virtuels. Cela lui permettra de commencer à avancer dans sa réflexion sur son orientation sans y passer trop de temps.

 

Les spécialités choisies par les lycéens

Nous en savons un peu plus sur les spécialités pour lesquelles lycéens ont opté, car le Ministère de l’Education Nationale vient de publier un bilan sur les choix faits à la rentrée en 1ère et en Terminale, par les élèves préparant un Bac général.  Alors retrouve-t-on, ou pas, les séries S, ES et L à travers le choix des spécialités

Les maths : oui, mais…

Les matières scientifiques restent très largement plébiscitées, et tout particulièrement les maths. En première, alors que 400 combinaisons de trois spécialités étaient possibles, 60,6 % des élèves ont choisi cette discipline. En revanche, au moment de décider quelles spécialités conserver en terminale parmi les trois étudiées, ce sont souvent les maths qui sont abandonnées : ils ne sont plus que 41% à garder cette spécialité en Terminale pour un volume de 6 h  de cours hebdomadaires. Pour avoir un panorama complet, il serait intéressant de savoir combien d’élèves ont opté pour les « maths expertes » (9h/semaine)  et combien ont choisi l’option math complémentaires (3 h / semaine), indépendamment de leurs spécialités. Dans tous les cas, on  observe que les disciplines scientifiques restent en tête, la physique-chimie arrivant en 2nde position des spécialités choisies (34 % des élèves). Au total, les combinaisons scientifiques rassemblent 45 % des élèves de terminale en série générale cette année, alors qu’à  à la rentrée 2018, la série S totalisait 52 % des effectifs préparant un Bac général. Il y a donc bien une amorce de diversification des choix, ce qui était l’objectif de la Réforme.

Si on observe plus en détail le choix des spécialités en fonction du profil des élèves, on constate que ce sont principalement les filles qui arrêtent la spécialité math en terminale : il y a un abandon de 50 % chez elles, alors qu’il  n’est que de 30 % chez les garçons. Quand on sait à quel point elles sont encore sous-représentées dans les études scientifiques et dans les écoles d’ingénieurs, il reste du travail à faire à la fois dans les familles et dans le secteur de l’Education, pour persuader les filles qu’elles ne doivent pas s’interdire ce type d’études si elles sont attirées par les sciences. Le site www.femmesetsciences.fr vous donnera quelques informations à ce sujet.

Les autres spécialités

Les Sciences économiques et Sociales : SES,  restent très bien positionnées avec 43,6 % des élèves faisant ce choix en 1ère. C’est une demande en  progression cette année (+5,7 %), et il en est de même pour l’histoire-géographie, la géopolitique et les sciences politiques : HGGSP (+ 3,6 %). En terminale, ils sont 33 % à avoir conservé la spécialité SES cette année ; c’est une discipline qui est peu abandonnée. Faut-il en conclure qu’il  fallait un peu de temps avant que les élèves osent bouleverser la hiérarchisation à laquelle nous étions habitués, avec la prédominance de la Série S qui ouvrait toutes les portes ? L’avenir le dira et de nouvelles analyses chiffrées sont attendues dans les semaines à venir.

Les évaluations communes en 1ère et terminale

Dans un souci de lisibilité de la réforme, les « E3C » sont renommées évaluations communes. Elles compteront toujours pour 30 % de la note finale du Bac et se dérouleront en trois temps.

Les sujets seront choisis dans une banque d’épreuves nationale, et les corrections seront effectuées dans l’établissement mais pas d’autres enseignants que ceux de l’élève. Les commissions d’harmonisation initialement prévues en cours d’année, se réuniront en fin de 1ère et de terminale pour laisser plus de souplesse aux établissements dans l’organisation du calendrier des épreuves.

POUR LES BACS GENERAUX

POUR LES BACS TECHNOLOGIQUES

 

La formation en alternance à la rentrée 2020

L’alternance est une solution de formation très valorisée sur le marché du travail. Elle permet de combiner cours théoriques à l’école et une mise en application pratique au sein de l’entreprise. Cette année, suite à la crise liée au Covid-19, le gouvernement a mis en place de nouvelles mesures pour favoriser la signature de ce type de contrat.

Si vos enfants sont tentés par l’alternance, c’est une excellente nouvelle ! Ils vont en effet optimiser leur chance de trouver un emploi très rapidement en arrivant sur le marché du travail. Par ailleurs, s’ils ont opté pour une formation privée, l’entreprise prendra en charge le coût de la scolarité.

Le confinement consécutif à la pandémie que nous avons traversée au 1er semestre 2020 a cependant eu des répercussions sur l’expérience en entreprise des alternants. Certains contrats ont été suspendus et prolongés, et il était à craindre que les entreprises soient frileuses pour signer de nouveaux pour la rentrée 2020.

Des mesures mises en place pour la rentrée 2020

Afin d’éviter cet écueil, ou tout du moins d’en limiter les conséquences, le gouvernement a mis en place des mesures pour favoriser l’embauche d’apprentis à la rentrée, et ce jusqu’au 28 février 2021.  La prime de 4125 € actuellement versée aux entreprises va sur cette période s’élever à 5000 € pour les mineurs et 8000 € pour la signature d’un contrat avec  un apprenti majeur. Elle ne sera plus réservée aux entreprises de moins de 250 salariés pour l’embauche d’un apprenti préparant un diplôme de niveau Bac maximum, mais accessible à toutes les entreprises pour des alternants préparant un diplôme pouvant aller jusqu’à la licence .

Par ailleurs, pour laisser davantage de temps aux jeunes pour trouver une entreprise malgré le contexte, ils auront la possibilité de rester jusque six mois en CFA sans contrat, au lieu des trois mois actuels (soit jusqu’à fin février).

 Voici un rappel des différents types de contrats pouvant être proposés à vos enfants.

Le contrat d’apprentissage

C’est la forme la plus ancienne de contrat en alternance, et également la plus répandue.

Conditions d’accès

Il faut être âgé de 16 à 30 ans au début du contrat d’apprentissage (la limite d’âge a été relevée).

La formation

Ce contrat relève de la formation initiale. L’enseignement théorique est dispensé par un CFA (Centre de formation des apprentis) ou par un établissement d’enseignement supérieur (école, université,…) ayant une convention de partenariat avec un CFA. Il est diplômant : il permet de préparer un diplôme d’état du type CAP, Bac professionnel, BTS, Licence, Master,…. La durée de formation doit représenter un minimum de 400 heures.

Le statut en entreprise

L’apprenti a un statut de salarié : il signe un contrat de travail, généralement un CDD, d’une durée égale au cycle de formation. Cela peut varier de un à trois ans, selon le diplôme préparé (ou quatre ans pour les apprentis handicapés). Il bénéficie des dispositions applicables aux autres salariés, par exemple, des titres restaurants s’il en existe dans l’entreprise (au prorata de son temps de présence).

Le salaire versé à l’apprenti est exonéré d’impôts sur le revenu jusqu’à un certain seuil fixé chaque année par la loi de finances. Les parents perçoivent les allocations familiales jusqu’aux 20 ans de l’apprenti, si sa rémunération n’excède pas ce plafond. Comme tout jeune salarié, l’apprenti peut bénéficier d’allocation d’aide au logement et d’un accès privilégié aux foyers de jeunes travailleurs.

La rémunération

Voici la grille de salaire apprenti calculée à partir du SMIC mensuel (au 31/05/2020 : 1539,42 €

Ancienneté/âge 16-17 ans 18-20 ans 21-25 ans* 26 ans et plus*
1ère année 27 % du SMIC

415,64 €

43 % du SMIC

661,95 €

53 % du SMIC

815,89 €

100 % du SMIC

1539,42 €

2ème année 39 % du SMIC

600,37 €

51 % du SMIC

785,10 €

61 % du SMIC

939,04 €

100 % du SMIC

1539,42 €

3ème année 55 % du SMIC

8416,68 €

67 % du SMIC

1031,41 €

78 % du SMIC

1200,74 €

100 % du SMIC

1539,42 €

 

Pour les apprentis de plus de 21 ans, un pourcentage du salaire minimum conventionnel du poste occupé peut se substituer au montant indiqué ci-dessus s’il est plus avantageux.

 

Le contrat de professionnalisation 

Le contrat de professionnalisation poursuit les mêmes objectifs que le contrat d’apprentissage, mais il relève de la formation continue. Ses modalités d’application sont spécifiques.

Conditions d’accès

Le contrat de professionnalisation s’adresse aux jeunes :

  • âgés de 16 à 25 ans révolus, pour compléter votre formation ;
  • demandeurs d’emploi et âgé de 26 ans et plus ;
  • bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), l’allocation adulte handicapé (AAH) ou ayant bénéficié d’un contrat unique d’insertion (CUI).
La formation

Le contrat de professionnalisation est qualifiant. Il permet d’obtenir un diplôme ou un titre professionnel enregistré dans le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ; un certificat de qualification professionnelle (CQP) ; une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale.

La durée de la formation représente 15 à 25 % de la durée du contrat (au minimum 150 heures).

Le statut en entreprise

Les contrats de professionnalisation sont conclus en contrat à durée limitée ou dans le cadre d’un CDI. La durée varie en fonction de la formation choisie : de 6 mois à 1 an, voire 2 ans dans certains cas, pour la période de professionnalisation.

La rémunération

Le salaire versé à l’apprenti est exonéré d’impôts sur le revenu jusqu’à un certain seuil fixé chaque année. Les parents perçoivent les allocations familiales jusqu’aux 20 ans de l’apprenti, si sa rémunération n’excède pas ce plafond. Comme tout jeune salarié, l’apprenti peut bénéficier d’allocation d’aide au logement et d’un accès privilégié aux foyers de jeunes travailleurs.

 Grille de salaire  au 31/05/2020 

Formation initiale 16 à 20 ans révolus 21 à 25 ans révolus
Salaire minimum de base (brut) 846,68 €  

1077,50 €

Salaire minimum majoré (brut) 1000,63 € 1231,54 €

Recherche de l’entreprise d’accueil

Voici quelques sites internet utiles pour mener sa recherche :

www.en-alternance.com :

L’actualité  de l’alternance, un annuaire des formations, et également des offres. Elles sont nombreuses, de l’ordre de 5 000, mais proposées principalement par des organismes de formation. Il faut s’inscrire pour postuler.

www.jobteaser.com/fr   Des présentations d’entreprises, des vidéos sur les métiers et des offres de contrats en alternance proposés notamment par de grandes entreprises (Deloitte, Saint-Gobain, Orange,… ). Il faut s’inscrire pour postuler.

www.iquesta.com Une rubrique alternance sur ce site d’offres de jobs, de stages et d’emplois. 250 à 300 offres environ. Elles sont proposées par des établissements de formation et des recruteurs. Il faut postuler directement sur le site. Vous pouvez aussi vous créer des alertes.

jobs-stages.letudiant.fr Un annuaire des formations en alternance, des informations sur les secteurs qui recrutent, et des offres avec un lien vers les sites internet des recruteurs pour postuler en ligne.

www.pole-emploi.fr Choisir la rubrique alternance dans le menu « type de contrat ». À titre d’exemple, près de 7 000 offres proposées sur toute la France en mars 2018.

www.alternancemploi.com Des offres de formation par niveau, région et domaine.

 

La réforme des formations en santé

 Une nouvelle organisation des études de santé a été mise en place pour la rentrée 2020. La fin de la PACES et du numérus clausus national ont été actés. Pour la filière MMOP (médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie), il existera désormais deux grandes voies.

Fin de la PACES

Deux possibilités principales sont désormais offertes aux étudiants, ainsi qu’une troisième voie après l’obtention d’un autre diplôme médical :

. Une 1ère année appelée « Parcours spécifique accès santé » : PASS, avec des matières proches de la PACES + une mineure pouvant être poursuivie en licence en cas de réorientation. Les élèves qui auront échoué au concours mais validé leur année pourront intégrer une L2 dans la discipline de leur choix, et tenter à nouveau le concours en fin d’année suivante. En revanche, ceux qui n’auront pas validé leur année avec l’obtention de 60 crédits ECTS ne pourront pas représenter le concours.

. une licence universitaire classique (biologie, économie,…) avec une option « accès santé » : L.AS. Les étudiants auront la possibilité de présenter au total deux fois le concours, entre la 1ère, la 2nde et la 3ème année.

. une formation d’auxiliaire médical en 3 ans, par exemple pour devenir infirmier, permettra de réintégrer le cursus.

Le schéma des études, avec les différentes possibilités offertes devient alors le suivant.

 Pour la rentrée 2021

Le numerus clausus défini nationalement a été supprimé. Il y a désormais un nombre de places ouvertes en seconde année déterminé par chaque université en accord avec les ARS (agences régionales de santé), de manière à proposer un nombre de places davantage en adéquation avec les besoins de la région. Les parcours proposés par chaque université pour la rentrée 2020 ont été affichés sur Parcoursup avec les pourcentages de places attribuées à chaque voie. L’arrêté publié en novembre dernier permet de maintenir un régime dérogatoire avec une seule voie jusqu’en 2021, le temps de finaliser la nouvelle organisation.

La nature des épreuves du concours va également changer, et elles seront choisies par chaque université. Il ne s’agira plus uniquement de QCM, mais aussi d’épreuves nécessitant davantage de rédaction et parfois d’un oral.

Pour la rentrée 2020

Le numerus clausus pour l’accès à la deuxième ou la troisième année des études de médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique  pour l’année 2020-2021 – se chiffre à 14 997 places, prévoit un arrêté du 13/05/2020 publié au JO . Cela correspond à une hausse de 69 places par rapport à 2019 soit +0,46 %.

Le numerus clausus fixé dans les quatre filières est de  :
• 9 361 étudiants en médecine soit 47 places de plus (+0,5 %) ;
• 1 332 en odontologie soit une hausse de 12 places (+0,91 %) ;
• 3 265 en pharmacie soit 4 places supplémentaires (+0,12 %) ;
• 1 039 en maïeutique soit une augmentation de 6 places (+0,58 %).