L’évaluation de notre enseignement avec PISA

Il est fréquemment fait référence à PISA (le Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) pour évaluer le niveau de l’enseignement dans un pays. Comment fonctionnent en réalité ces études menées par l’OCDE et quelle utilisation peut-on en faire ?

Le Guide 2022 des Jobs et Stages étudiants

Vous rencontrez des jeunes qui  recherchent un job pour cet été ou pour la rentrée ? Il peut aussi s’agir d’un stage à effectuer l’an prochain ? Le Guide des Jobs et stages étudiants vient de paraître aux Editions du Club. Il est gratuit et donne tous les conseils pour mener à  bien ses recherches. Consultez-le ici.

Ils y trouveront :

. Des conseils pour bien présenter leur candidature, réussir leurs entretiens.

. Des pistes pour trouver un stage.

. Les informations juridiques à connaître sur les stages, le contrat de travail, la rémunération, les revenus à déclarer,..

. La présentation des secteurs qui recrutent pour l’été et pendant l’année universitaire.

Il est disponible ici. Consultez-le et transmettez-leur le lien pour qu’ils le découvrent.

 

 

 

Le DSE et les bourses sur critères sociaux

Les élèves de terminale qui vont intégrer l’enseignement supérieur à la rentrée, souhaitent savoir s’ils vont pouvoir bénéficier d’une bourse. La première étape va être pour eux de  remplir leur Dossier Social Etudiant, qui leur permettra en même temps formuler une demande de logement en résidence universitaire. Voici tout ce qu’ils doivent savoir.

Le Dossier Social Etudiant

Lorsqu’un lycéen formule ses vœux sur Parcoursup, il lui est indiqué qu’il doit se connecter sur messervices.etudiant.gouv.fr avant le 15 mai pour toute demande de bourse ou de logement universitaire. Passé ce délai, son dossier sera traité de manière non prioritaire, par ordre d’arrivée. Même s’il change d’académie à la rentrée, c’est le CROUS de l’académie où il est actuellement scolarisé qui va gérer son dossier.

Comment cela se passe ensuite  ? Les revenus et charges de la famille sont pris en compte pour l’attribution des bourses sur critères sociaux. C’est la raison pour laquelle l’avis fiscal 2021 est demandé pour remplir une demande  pour la rentrée 2022/2023. Pour connaître le montant dont il va bénéficier, l’élève peut faire une simulation sur https://simulateur.lescrous.fr

S’il souhaite formuler une demande de logement en résidence universitaire, il suffit qu’il coche la case correspondante. Il est invité à se connecter sur la centrale de réservation des Crous trouverunlogement.lescrous.fr. Il aura accès à l’ensemble les résidences Crous en France. Une carte géolocalisée, une fiche descriptive précisant le montant du loyer et des charges, des photos ainsi que les éléments de confort disponibles sont proposés. Il est possible de déposer 6 vœux au total pour 3 secteurs maximum (2 vœux par secteurs).

Les Bourses sur Critères Sociaux

Il existe huit échelons de bourses sur critères sociaux (0 bis à 7). Les montants annuels alloués vont de 1042 à 5736 €. La bourse est versée sur 10 mois (sauf cas particuliers permettant d’en bénéficier pendant 12 mois).

Les boursiers sur critères sociaux sont par ailleurs exonérés des droits d’inscription et n’ont pas à payer la CVEC (Cotisation de Vie étudiante et de Campus). Ils bénéficient des repas à 1 € dans les restau-U et sont prioritaires pour obtenir un logement en résidence universitaire. Enfin, ils sont éligibles à l’aide au mérite s’ils ont obtenu la mention « très bien » au Bac, et à l’aide à la mobilité internationale. Une fois que la bourse est accordée, l’étudiant devra être assidu en cours et se présenter aux examens pour continuer à en bénéficier.

Les étudiants rémunérés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, ne peuvent pas bénéficier d’une bourse sur critères sociaux.

Vous pourrez retrouver ici la liste des formations pour lesquelles les étudiants peuvent bénéficier d’une bourse du  CROUS. Pour d’autres formations, voici ce qui est proposé :

  • Formations en travail sanitaire et social: ce sont les régions qui sont chargées de l’attribution et du versement des bourses. Une seule exception : la Normandie pour laquelle il faut aller sur le site du CROUS.
  • Formations dépendant du Ministère de la Culture et de la communication: vous trouverez toutes les informations ici. Les conditions d’attribution sont les mêmes que pour le CROUS. Cela concerne notamment les formations d’architecte et d’école d’art.
  • Bourses du Ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et des forêts : pour connaître les formations concernées, informez-vous ici, mais ces bourses sot gérées par le CROUS. Il faut remplir le DSE.

 

Les cordées de la réussite : où en est-on ?

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de ce dispositif d’accompagnement  à l’orientation, de la 4ème à l’enseignement supérieur, visant à favoriser l’égalité des chances. Il est en constante progression, et l’appel à projet est d’ores et déjà lancé pour l’an prochain.

En quoi cela consiste ?

L’objectif est de permettre de  lever l’autocensure et susciter de l’ambition scolaire chez des collégiens et lycéens scolarisés dans les quartiers prioritaires de la ville ou dans les territoires ruraux. Des partenariats sont mis en place entre des établissements d’enseignement supérieur, les « têtes de cordée » et des établissements d’enseignement secondaire dits « encordés ». Un EPLE (Etablissement Public Local d’Enseignement) peut être encordé à plusieurs établissements d’enseignement supérieur pour que ses élèves puissent bénéficier d’un accès plus large à des informations et du tutorat. Un accompagnement personnalisé leur permet de se lancer dans une formation plus ambitieuse que celles auxquelles ils pensaient pouvoir prétendre : ils disposent d’une information complète, peuvent poser toutes les questions qu’ils souhaitent et accèdent à un large éventail d’actions : mentorat, ouverture culturelle, découverte du monde de l’entreprise,… Ils sont par exemple entraînés à bien s’exprimer à l’oral dans le cadre d’ateliers.

Evolution ces dernières années

Les Cordées de la réussite ont été mises en place en 2008. En 2016, ce sont les « parcours d’excellence » qui ont été lancés, puis les deux ont fusionné.  En 2021, 575 cordées de la réussite ont été déployées contre 423 l’année précédente. L’objectif et d’atteindre 800 cordées de la réussite, de manière à faire bénéficier 200 000 élèves de ce programme.

Dans le cadre du plan France Relance, les Cordées ont bénéficié d’une dotation de l’Etat de 10 M€.

 Lancement des appels à projets pour 2022-2023

Les projets sont financés par les régions, les départements et les Rectorats. Des référents académiques peuvent conseiller les établissements qui veulent créer ou rejoindre une cordée. Chaque année, de appels à projets sont lancés pour l’année suivante. Toutes les têtes de cordées doivent déposer un projet avant la date limite fixée par chaque financeur. En Nouvelle-Aquitaine, par exemple, les dossiers doivent être déposés avant le 22 juin. Dans  un établissement encordé, tous les élèves volontaires peuvent désormais bénéficier du dispositif et plus seulement les plus brillants.

Pour en savoir plus : https://www.cordeesdelareussite.fr

 

 

Le DSE et les bourses

Si votre enfant intègre l’enseignement supérieur à la rentrée, il va peut-être pouvoir bénéficier d’une bourse. Elles sont gérées par le CROUS et le même Dossier Social Etudiant permet de formuler une demande de logement en résidence universitaire. Voici tout ce qu’il faut savoir.

Le Dossier Social Etudiant

Lorsque votre enfant a formulé ses vœux sur Parcoursup, il était indiqué qu’il fallait se connecter sur messervices.etudiant.gouv.fr avant le 15 mai pour toute demande de bourse ou de logement universitaire. Passé ce délai, son dossier sera traité de manière non prioritaire, par ordre d’arrivée. Même s’il change d’académie à la rentrée, c’est le CROUS de l’académie où il est actuellement scolarisé qui va gérer son dossier.

Vous avez donc sans doute déjà rempli votre dossier, mais comment cela va-t-il se passer maintenant ? Les revenus et charges de la famille sont pris en compte pour l’attribution des bourses sur critères sociaux. C’est la raison pour laquelle votre avis fiscal 2021 a été demandé pour remplir une demande  pour la rentrée 2022/2023. Pour connaître le montant dont il va bénéficier, vous pouvez faire une simulation sur https://simulateur.lescrous.fr

Si votre enfant souhaite formuler une demande de logement en résidence universitaire, il suffit qu’il coche la case correspondante. Il est invité à se connecter sur la centrale de réservation des Crous trouverunlogement.lescrous.fr. Il aura accès à l’ensemble les résidences Crous en France. Une carte géolocalisée, une fiche descriptive précisant le montant du loyer et des charges, des photos ainsi que les éléments de confort disponibles sont proposés. Il est possible de déposer 6 vœux au total pour 3 secteurs maximum (2 vœux par secteurs).

Les Bourses sur Critères Sociaux

Il existe huit échelons de bourses sur critères sociaux (0 bis à 7). Les montants annuels alloués vont de 1042 à 5736 €. La bourse est versée sur 10 mois (sauf cas particuliers permettant d’en bénéficier pendant 12 mois).

Les boursiers sur critères sociaux sont par ailleurs exonérés des droits d’inscription et n’ont pas à payer la CVEC (Cotisation de Vie étudiante et de Campus). Ils bénéficient des repas à 1 € dans les restau-U et sont prioritaires pour obtenir un logement en résidence universitaire. Enfin, ils sont éligibles à l’aide au mérite s’ils ont obtenu la mention « très bien » au Bac, et à l’aide à la mobilité internationale. Attention, une fois que la bourse est accordée, votre enfant devra être assidu en cours et se présenter aux examens pour continuer à en bénéficier.

Les étudiants rémunérés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, ne peuvent pas bénéficier d’une bourse sur critères sociaux.

Vous pourrez retrouver ici la liste des formations pour lesquelles les étudiants peuvent bénéficier d’une bourse du  CROUS. Pour d’autres formations, voici ce qui est proposé :

  • Formations en travail sanitaire et social: ce sont les régions qui sont chargées de l’attribution et du versement des bourses. Une seule exception : la Normandie pour laquelle il faut aller sur le site du CROUS.
  • Formations dépendant du Ministère de la Culture et de la communication: vous trouverez toutes les informations ici. Les conditions d’attribution sont les mêmes que pour le CROUS. Cela concerne notamment les formations d’architecte et d’école d’art.
  • Bourses du Ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et des forêts : pour connaître les formations concernées, informez-vous ici, mais ces bourses sot gérées par le CROUS. Il faut remplir le DSE.

 

Report et aménagement des épreuves de spécialité du Bac

Pour la troisième année consécutive, afin de tenir compte de la situation sanitaire, le Ministère a dû procéder à des aménagements concernant les épreuves du Bac. Tout ne va pas se passer encore en 2022 tel que cela était prévu dans le cadre de la réforme du Bac. Voici ce qui a été décidé.

Bouleversement du calendrier

Initialement prévues au mois de mars, les épreuves de spécialité sont reportées aux 11, 12 et 13 mai pour le Bac général et technologique, du fait de la crise sanitaire. Cela correspond à une demande forte des enseignants. Les deux journées précédant ces épreuves seront consacrées  à leur préparation. Le programme de révision reste identique. Chaque candidat disposera d’un choix, afin d’éviter un sujet sur une partie du programme n’ayant pas été totalement étudiée du fait du contexte.

Les épreuves pratiques adossées à ces spécialités seront elles aussi reportées et se dérouleront « dans les jours qui suivront », indique le ministère.

Pour l’Education physique, les contrôles permettant d’obtenir la note du Bac pourront être ramenés à deux au lieu de trois.

Les épreuves qui devaient permettre de fournir une attestation du niveau de langues sont annulées cette année.

 Impact sur le dossier Parcoursup des élèves

Les deux spécialités choisies par les élèves représentent 32 % de la note finale du Bac. Elles ont été mises en place dans le cadre de la réforme du Bac supprimant les séries (S, ES et L). Les épreuves qui devaient se dérouler pour la 1ère fois en 2021 n’ont jamais eu lieu du fait de la crise du Covid-19. Cette année, les épreuves se dérouleront donc bien, les notes obtenues seront intégrées pour le Bac, mais pour le dossier Parcoursup, ce sont les moyennes obtenues en classe de 1ère et durant les deux premiers trimestres de terminale qui seront prises en compte.

La PEEP  a exprimé sa stupéfaction quant au remplacement des notes d’épreuves par « les notes de contrôle continu noté parfois sévèrement, au regard des règles qui ne s’inscrivaient pas dans une évaluation finale ». C’est effectivement l’acceptation des  premiers choix d’orientation des élèves par les établissements d’enseignement supérieur qui se joue ; c’est déterminant pour leur avenir.

 Aménagement pour le Bac Pro et les épreuves de 1ère

Pour valider le Bac professionnel, le nombre minimal de semaines en milieu professionnel sera ramené à dix au lieu de douze nécessaires normalement, compte tenu des difficultés conjoncturelles.

Enfin, pour les épreuves de français en clase de 1ère, le nombre de textes à présenter à l’oral est réduit à 16 pour le Bac général et 9 en filière technologique.

Stages et jobs étudiants : les secteurs porteurs

Le début de l’année 2022 est marqué par une embellie du marché de l’emploi. De nombreux secteurs recrutant de étudiants toute l’année peinent à embaucher des salariés en ce moment . Les étudiants vont aussi pouvoir en bénéficier. De la même manière, les entreprises devraient accueillir davantage de stagiaires, avec des possibilités de pré-embauche.

L’évolution du marché de l’emploi étudiant depuis la crise sanitaire

Ces deux dernières années ont été particulièrement difficiles à la fois pour les professionnels et les étudiants à la recherche d’un job, car il régnait une véritable incertitude sur les possibilités de réouverture dans le secteur du tourisme, et de manière plus générale, dans tous les lieux recevant du public. Depuis le début de l’année 2022, on commence à voir le bout du tunnel, et la reprise économique est au rendez-vous.

Certes, les touristes étrangers ne sont pas encore de retour dans les mêmes proportions qu’avant la crise, mais beaucoup d’offres sont diffusées pour l’hôtellerie et la restauration. Ce secteur qui propose traditionnellement de nombreux postes aux étudiants, est en difficulté pour recruter depuis la réouverture des établissements, car beaucoup de leurs salariés ayant subi le chômage partiel, ont opté pour de nouveaux choix de carrière. Une véritable réflexion est en cours sur la nécessité de faire évoluer les salaires et les horaires dans la profession. En attendant, les étudiants vont pouvoir profiter des nombreuses opportunités qui sont proposées. Il en est de même dans certains commerces ayant une activité saisonnière.

La crise sanitaire a également mis en exergue l’importance des services à la personne. Cela est vrai pour la petite enfance, mais peut-être plus accord pour l’accompagnement du grand-âge. L’actualité récente concernant les EPHAD va dans le même sens. Pour répondre aux demandes des familles qui souhaitent assurer un maintien à domicile de leurs aînés, les sociétés de service à la personne ont de nombreux postes à  pourvoir. Tous ne nécessitent pas une formation paramédicale ou sociale. Il peut s’agir d’assurer les courses, les repas, du jardinage ou parfois de l’assistance informatique. Durant l’été, il est indispensable que les salariés soient remplacés, et dans le courant de l’année, des temps partiel, y compris avec horaires décalés compatibles avec les études, peuvent s’organiser.

Enfin, autre secteur ayant vu son activité évoluer avec un important développement dès le début de la crise sanitaire : celui du e-commerce. Les plateformes proposent des postes de préparateurs de commande avec une vraie diversité d’horaires, et également des emplois de livreurs. Les étudiants peuvent en trouver dans des entreprises du type Amazon, mais aussi dans le secteur de la grande distribution qui a dû s’adapter.

Ce focus pointe des secteurs proposant des jobs étudiants qui ont évolué avec la crise du Covid 19, mais d’autres jobs d’été traditionnels sont disponibles dans le domaine de l’animation, du transport, de l’assistance, dans le secteur agricole, ainsi que pour remplacer les salariés dans de grandes entreprises. Les recruteurs seront présents sur les journées des jobs d’été, notamment à celle du CIDJ qui se déroulera le 13 mai à St Ouen-sur-Seine. Les étudiants peuvent découvrir l’agenda sur https://www.jobs-ete.com/agenda-job-ete/.

Les stages dans les secteurs porteurs

Si les jobs d’été peuvent parfois permettre de confirmer un projet d’orientation, cela est plus vrai encore concernant les stages. Ils offrent également aux étudiants la possibilité d’enrichir leur réseau professionnel. Enfin, et c’est là leur objectif premier, ils leur donnent l’opportunité de mettre en pratique les connaissances acquises. Les secteurs proposant le plus de stages sont aussi ceux qui seront le plus recruteurs de jeunes diplômés, demain. Pour les entreprises,  ces stages permettent d’attirer et de fidéliser de nouveaux talents. Les secteurs liés à la transformation numérique arrivent en tête, avec par exemple des missions liées au big-data et à la cyber-sécurité. Les emplois et stages liés à la transition écologique sont également de plus en plus nombreux. Nous observons tous que beaucoup de jeunes priorisent les emplois porteurs de sens. Ils sont donc très attentifs à ces offres. Plus que jamais, les stages de fin d’études pourront être un tremplin vers un 1er emploi, en particulier dans les secteurs qui ont plus de postes à proposer qu’il n’y a de candidats. Ce sont les entreprises de ces secteurs qui sont particulièrement vigilantes sur leur image employeur. Le CIDJ vient d’éditer un guide des entreprises qui recrutent. Retrouvez-le sur https://www.cidj.com/communique-de-presse/guide-ces-secteurs-qui-recrutent-2022-2023

 

 

 

Erasmus + a 35 ans. Où en est-on et quelles perspectives ?

Le programme Erasmus + vient de souffler ses 35 bougies. L’envie qu’ont les étudiants de  partir à l’étranger n’a pas été altérée, mais l’actualité de ces deux dernières années,  avec en particulier la crise sanitaire, n’a pas facilité la mise en œuvre de leurs projets. Alors où en est-on en ce début d’année 2022 et quelles sont les projections pour les mois à venir ?

L’après Covid et après Brexit

Depuis sa création par la Commission Européenne, 12 millions de personnes ont bénéficié du programme Erasmus +, dont 600 000 depuis la France entre 2014 et 2020. Nous sommes le 1er pays d’envoi d’étudiants Erasmus +. Il s’agissait au départ principalement de mobilité d’études, mais aujourd’hui, un jeune sur deux part dans le cadre d’un stage. Le Royaume-Uni a longtemps été une destination de prédilection, mais depuis le Brexit, et son application à partir du 31/12/2020,  il n’est plus qu’un pays partenaire, au même titre que d’autres pays frontaliers de l’Europe, et il ne peut participer qu’à certaines actions. C’est l’Espagne qui est la  1ère destination, tant pour les français que pour les autres jeunes européens.

Le développement d’Erasmus pour tous les jeunes

Pour la période 2021/2027, un budget de 26,2 milliards d’euros est alloué, soit une hausse de 80 % par rapport à la période précédente. L’architecture du programme reste inchangée, mais elle s’adapte aux grands défis contemporains en s’appuyant sur trois priorités : l’inclusion, le numérique et l’écologie. L’accent est mis sur les publics les plus éloignés, et notamment les jeunes ayant moins d’accès au programme pour des raisons socio-économiques, et ceux des territoires enclavés. La crise sanitaire a démontré la nécessité d’accélérer la transition numérique dans l’enseignement, d’où la création d’un volet « Digital Erasmus+ »  dans le programme pour favoriser le développement des programmes hybrides (virtuel-présentiel) et les plateformes d’apprentissage en ligne. Enfin, le Green Deal européen n’est pas oublié.

La crise sanitaire a bien évidement freiné les projets des jeunes qui prévoyaient un Erasmus+, et parmi ceux qui sont partis, les conditions d’accueil n’ont pas toujours été idéales avec parfois des cours en distantiel tout en étant dans le pays. Pour cette année 2021/2022, les demandes repartent à la hausse, et l’objectif affiché est d’avoir 10 millions de mobilités sur les sept années couvertes par le budget.

Conférence Osons la mobilité

Dans le cadre de la Présidence de l’Union Européenne, une conférence sur le thème « Osons la mobilité » s’est déroulée le 19 janvier dernier. Un village de la mobilité constitué de stands virtuels  a été mis en place à cette  occasion, et a permis aux jeunes de découvrir des organismes facilitateurs de multilinguisme et de mobilité, ainsi que leurs ressources. Vous  pouvez retrouver toutes ces informations ici  et en faire bénéficier les étudiants, élèves et apprentis. En effet, ces derniers se montrent de plus en plus intéressés par une expérience à l’étranger dans le cadre de leur formation.

Un élargissement de l’accès privilégié à la culture pour les jeunes

Les jeunes qui profitent d’activités culturelles variées ont l’occasion de s’ouvrir et de créer du lien social. Aussi, est-il important que l’accès au secteur culturel dans son ensemble ne soit pas freiné par des contraintes financières. Au-delà du Pass Culture qui vient d’être élargi, de nombreuses aides existent.

Le Pass Culture dès l’âge de 15 ans

Initialement réservé aux jeunes de 18 ans, c’est une enveloppe de 300 € à utiliser sur 24 mois. Le Pass Culture peut être activé jusqu’à la veille de leurs 19 ans. Depuis le mois de janvier, les élèves de 15 à 17 ans peuvent aussi en bénéficier, mais avec un montant de 20 € à 15 ans et 30 € à 16 et 17 ans. Il faut être de nationalité française ou européenne, ou vivre sur le territoire français depuis plus de 12 mois. L’application téléchargeable sur smartphone  permet de réserver une activité (spectacle, concert, théâtre, cinéma) et de la régler grâce au montant alloué. Retrouvez toutes les informations sur www.education.gouv.fr/un-pass-culture-pour-les-collegiens-et-les-lyceens-325945

La carte Jeunes européenne

Pour en bénéficier, il faut avoir entre 12 et 20 ans, quelle que soit sa nationalité, et s’acquitter d’une cotisation annuelle de 10 € pour la carte numérique (ou 13 € pour une carte matérialisée). La carte, proposée par l’association reconnue par le Conseil de l’Europe, EYCA, permet de bénéficier de 72000 bons plans  dans 38 pays européens. Elle peut être commandée sur https://cartejeunes.fr/la-carte/, et est ensuite envoyée à domicile.

 Les aides des Régions

La plupart des régions ont développé des cartes permettant aux jeunes de bénéficier de l’offre culturelle de leur territoire à prix réduit. Les conditions d’accès varient selon les cas. Voici quelques exemples :

. Le Pass’Région en Auvergne-Rhône-Alpes : destiné aux élèves, lycéens et apprentis de la région. 5 places de cinéma à 1 €, une dotation de 30 € pour des spectacles, 15 € pour des livres-loisirs.

. Le kiosque jeunes à Paris : permet aux 13-30 ans de réserver jusqu’à 2 places par jour (métro Chatelet).

. L’e-Pass Jeunes dans le sud : une dotation de 80 € pour les loisirs, la culture, le sport et des bons plans.

. L’e.Pass culture sport dans les Pays-de-Loire : un accès à plus de 200 € d’avantages pour une cotisation de 8 € par an.

Il existe aussi des offres départementales et communales. Il faut consulter le site internet de sa ville pour les découvrir.

L’accès gratuit aux musées

Une cinquantaine de musées et une centaine de monuments à travers toute la France, sont gratuits pour les jeunes âgés de 18 à 25 ans, tels que le Musée du Louvre et le musée d’Orsay à Paris, le MUCEM à Marseille,..  Le 1er dimanche de chaque mois, l’accès aux collections permanentes des musées nationaux est gratuit. Les musées de la Vile de Paris sont eux en accès libre  toute l’année.

Le chèque livre

Il peut être proposé pour les jeunes par certaines régions comme en Nouvelle-Aquitaine : 20 € pour tous les lycéens et apprentis (https://jeunes.nouvelle-aquitaine.fr/formation/accompagnement-scolaire/le-cheque-livre). Les chèques « lire » sont eux remis aux salariés, donc aux parents ou étudiants qui travaillent,  par les CSE . Ces derniers décident librement du montant dans chaque entreprise (pas de plafonnement).

. La billetterie du CROUS

Des places de spectacle, concerts, festival,  à tarif réduit sont proposées aux étudiants dans tous les CROUS, avec une programmation pluridisciplinaire et des concours artistiques.

Pour Paris : www.culture-crous.paris/

 

Salons et JPO en présentiel et en virtuel : une double opportunité pour s’informer.

Après une année durant laquelle tout était organisé en distanciel, les salons ont redémarré depuis la rentrée ce qui donne la possibilité à vos enfants de rencontrer des élèves et des enseignants directement sur les stands. La crise sanitaire aura eu l’avantage d’accélérer le développement des événements numériques. Pour ceux qui habitent loin des grandes villes où se déroulent les salons et JPO, ou si vous ne souhaitez pas multiplier les déplacements, cela offre de nouvelles opportunités.

Les avantages d’un salon numérique 

Commençons sur une note positive, le développement de ce type d’événement  vous permet ainsi qu’à votre enfant de gagner du temps : pas de déplacement et même la possibilité d’aller sur des salons d’une autre ville alors que vous ne l’auriez pas envisagé en présentiel. Avant d’entamer sa visite sur un salon virtuel, il est généralement demandé de s’inscrire. Cela est gratuit ; il suffit que l’élève complète un formulaire.  Cela peut en général se faire plusieurs semaines à l’avance.

 La visite en 6 étapes 

 . Se pré-inscrire en communiquant une adresse mail régulièrement consultée afin de pouvoir prendre connaissance à temps des informations communiquées par les organisateurs.

. Préparer sa visite en notant les coordonnées du site sur lequel se connecter, le jour et les horaires de l’événement ainsi que des conférences choisies. Votre enfant aura pris soin de noter les informations à obtenir (non disponibles sur le site des établissements).

 Se rendre sur les stands virtuels des établissements sélectionnés. Très souvent, des brochures numériques complètes sont consultables et des vidéos disponibles. II peut s’agir d’une présentation de la formation par des enseignants, de témoignages d’étudiants ou d’anciens élèves.

. Participer aux tchats : pour obtenir des compléments d’information, n’hésitez-pas à poser des questions sur les tchats.

. Assister aux conférences virtuelles : vous pourrez de cette manière obtenir des informations transverses sur une filière d’études, ses débouchés professionnels, les différentes voies d’accès,..

. Noter les informations obtenues et éventuellement la date d’une prochaine JPO  des établissements pour lesquels vous souhaitez aller plus loin.

Comment  fonctionnent  les JPO virtuelles ?

Globalement, trois  possibilités peuvent se présenter :

  • Les tchats et FAQ (foires aux questions): c’est la forme la plus simple. Elles peuvent se dérouler sur Youtube, Facebook, Instagram, ou les trois simultanément. Un représentant de l’établissement est face à une caméra et répond aux questions posées après avoir présenté la formation.
  • Les visites virtuelles d’établissements.Certaines écoles ont filmé leurs locaux : salles de classes, laboratoires, cafét et vous offrent la possibilité de les découvrir. Cette présentation est complétée d’une présentation des formations proposées.
  • Une plateforme interactive. Vous y accédez via une page internet conçue spécifiquement pour ce type d’événement.

Retourner sur les salons en présentiel

Même si cela semble plus facile désormais que nous nous y sommes habituées, de participer à de événements en ligne, ne négligez pas les salons en présentiel s’il y en a cette année près de chez vous.

Tout d’abord, votre enfant aura peut-être l’occasion de découvrir des formations auxquelles il n’avait pas pensé, et cela peut lui donner des pistes s’il n’ pas encore fait de choix d’orientation. Ensuite, rien ne remplace le contact direct pour se faire une idée de  l’état d’esprit d’un établissement. Au-delà du programme et des classements, l’enthousiasme des élèves et anciens étudiants et le degré d’implication des professeurs présents en disent long sur ce qui attend votre enfant. S’il est en 1ère, conseillez-lui de se rendre sur certains  salons. Cela lui permettra de commencer à avancer dans sa réflexion sur son orientation, sans y passer trop de temps.

Dans les deux cas : en présentiel et en virtuel

Si votre enfant a prévu de participer à plusieurs salons, et d’assister à des conférences, il aura la possibilité de sélectionner des thématiques différentes, de l’un à l’autre.

Le plus simple pourra être de préparer un tableau pour pouvoir ensuite comparer les formations en notant par exemple :

  • leur durée et le rythme de l’année scolaire avec le nombre d’heures de cours hebdomadaires et les périodes de stages
  • les conditions d’accès, le coût des études
  • l’homologation du diplôme,
  • les conditions de validation du diplôme (type d’examen,..),
  • le classement éventuel de l’école, les accréditations internationales,…

Vous pourrez retrouver les dates des salons dans chacune de nos News-lettres, dans l’agenda du mois.