Le millésime 2022 de Parcoursup

 Cette année, vos enfants vont peut-être s’inscrire sur Parcoursup. Quelle que soit la classe de lycée dans laquelle ils sont, il est toujours intéressant d’avoir un œil dans le rétroviseur afin de savoir comment cela s’est passé pour les candidats de l’année précédente.

 Les candidats à l’enseignement supérieur

Parmi les 936 000 candidats ayant confirmé au moins un vœu lors de la deuxième phase de Parcoursup, les lycéens préparant un Bac français étaient 622 000, les étudiants en réorientation 186 000 (effectif en hausse), ceux en reprise d’études 95 000, et enfin 33 000 élèves scolarisés à l’étranger (hors lycéens français à l’étranger) ont validé au moins un vœu. Le volume global de candidats ayant confirmé au moins un vœu est quasiment stable avec une progression de seulement 0,6 %.

Les vœux formulés

Au total, 12,5 millions de vœux ont été formulés en 2022, dont 11,6 millions  sous statut étudiant et  904 000 pour des formations en apprentissage. On observe cette année encore donc une progression de la demande de formation en alternance, mais moins importante qu’en 2021. Le nombre moyen reste de 13 vœux par candidats, avec cependant un volume plus élevé en filière générale : 14,9. Cela s’explique en partie par l’évolution du nombre de formations proposées sur la plateforme qui a encore progressé : 500 de plus que l’an dernier, pour aboutir à 13 800 formations (hors apprentissage) pouvant être choisies. Les formations en apprentissage continuent à susciter un intérêt croissant.

La mobilité

Trois candidats sur quatre ont formulé un voeu hors académie en 2022. Leur proportion avait déjà bien progressée l’an dernier. Des mesures d’accompagnement avaient été mises en place avec principalement une aide à la mobilité de 500 € pour les élèves boursiers. Ces dispositions commencent à être connues des candidats. Tandis que la part d’élèves boursiers reste stable à 26 %, la proportion de ceux ayant formulé un vœu en dehors de leur académie gagne un point et passe à 67%.

 Les filières les plus demandées

La filière la plus demandée reste la licence avec 35% des vœux, les B.T.S. ont chuté de 1,6 points avec désormais 28 % des demandes,  les B.U.T. restent stables à 11 %, et les CPGE : 6 %.

La formation en soins infirmiers est la plus plébiscitée. Toujours dans le domaine de la santé, on a observé un véritable intérêt pour le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) chez les étudiants en filière générale.

Des dispositifs ont été mis en place pour inciter les bacheliers technologiques à postuler auprès des IUT, et les bacheliers professionnels à cibler prioritairement des STS. Cela a fonctionné. Ce sont ces choix qu’ils ont fait majoritairement, ce qui a moins été le cas des élèves de terminale générale.

Concernant les filières universitaires, La licence de droit reste en tête, suivie de la licence de STAPS  demandée en 2022 par 20 000 candidats de plus que l’an dernier et qui prend la 2ème place si on exclut les licences en santé. Viennent ensuite  les licences de psychologie, et d’économie-gestion.. Juste derrière, les licences de langue (LLECR et LEA) sont très bien positionnées.

Les propositions d’admission

Parmi les 622 000 lycéens inscrits sur la plateforme, la part de candidats ayant reçu au moins une proposition à la fin de la phase d’admission principale est en légère hausse. C’était le cas de 90,4 % d’entre eux au 16 juillet 2022 contre 89,5 % en 2021.

Les candidats en réorientation étaient quant  à eux 79 % dans ce cas contre 77 % l’année précédente.

Sur l’ensemble des candidats ayant validé au moins un vœu, 83,1 % avaient reçu une proposition à la fin de la phase principale, soit une progression de 0,3 %.

La phase complémentaire

A la fin de la phase principale d’admission, 94 000 candidats n’avaient reçu aucune proposition. En parallèle, il restait 100 000 places vacantes dans plus de 5800 formations : à l’université, y compris en LAS, mais aussi en prépa, BTS et IUT. Jusqu’au 16 septembre, beaucoup d’opportunités peuvent encore être saisies pour les élèves en attente d’une proposition.

Le financement de la rentrée 2022

Les vacances arrivent enfin, mais pour en profiter sereinement, vous avez peut-être envie de disposer dès maintenant de toutes les informations pour bien préparer la rentrée de votre lycéen. Les voici.

Le calendrier

La rentrée sera cette année le jeudi  1er septembre pour les élèves. Les enseignants, quant à eux, reprendront le chemin de leur établissement la veille, le 31 août. Si vous souhaitez d’ores et déjà planifier vos vacances de l’an prochain, reportez-vous à notre calendrier à la fin de cette lettre.

Le financement de la rentrée

Le montant de l’allocation de rentrée scolaire sera cette année de 411,56 € pour les parents de lycéens de 15 à 18. Vous pouvez en bénéficier si vos ressources ne dépassent pas certains plafonds : 25 370 € pour un enfant, 31 225 € pour 2 et 37 080 €pour 3 enfants. Dès l’âge de 16 ans, vous devez signaler à la CAF que votre enfant est scolarisé pour continuer à en bénéficier.

Si votre enfant est boursier et scolarisé en internat, vous êtes automatiquement éligible à la prime à l’internat : 327 à 672 € par an selon l’échelon de la bourse (versée par trimestre). Elle viendra directement en déduction des frais de pension.

La bourse au lycée est cumulable avec l’allocation de rentrée scolaire. La demande se fait en ligne sur le portail Scolarité–Services du 1er septembre au 20 octobre 2022.

Une plateforme d’assistance nationale est mise à votre disposition.

par téléphone : 0 809 54 06 06 (prix d’un appel local)
du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 8h à 12h

en ligne : assistanceteleservices.education.gouv.fr

 Une prime d’équipement de 341,71 € est par ailleurs versée aux élèves boursiers de bac technologique, en fonction de la spécialité de formation, le 1er trimestre , la 1èr année.

Retrouvez toutes les aides sur https://www.education.gouv.fr/les-aides-financieres-au-lycee-7511

 

 

L’évaluation de notre enseignement avec PISA

Il est fréquemment fait référence à PISA (le Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) pour évaluer le niveau de l’enseignement dans un pays. Comment fonctionnent en réalité ces études menées par l’OCDE et quelle utilisation peut-on en faire ?

Le fonctionnement de PISA

PISA est un ensemble d’études menées par l’OCDE visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres. Ils étaient 79 à participer à la dernière étude publiée. On parle en général de classement PISA.

Cette étude est menée tous les trois ans. La précédente a été publiée en 2019 et nous aurons en décembre 2022 les résultats de la dernière. En France, elle est réalisée sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale selon des procédures définies par l’OCDE. Elle se déroule dans 335 établissements tirés au sort, dans lesquels 30 élèves de 15 ans sont retenus aléatoirement. PISA évalue leurs capacités à mobiliser leurs connaissances scolaires et à les utiliser dans des situations proches de la vie quotidienne, à l’aide d’épreuves qui durent 2 heures.

Le positionnement de la France et des autres pays

Pour l’ensemble des compétences évaluées, la France se situe entre la 15ème et la 21ème place. Son positionnement reste stable par rapport à la période précédente, mais elle ne progresse pas. En mathématique, la France obtient un score de 495 points restant légèrement supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE (489 points), mais on observe une baisse générale de la performance. Concernant la compréhension des écrits, avec un score de 493 points, le résultat de la France est supérieur à la moyenne des pays, mais on peut considérer qu’il n’est pas à la hauteur du rang économique du pays.

Parmi les pays le plus performants, sans surprise, on retrouve en tête des pays asiatiques : 4 provinces de Chine, Singapour, Macao et Hong-Kong. Ils sont suivis du Canada, de l’Estonie, de la Finlande et de l’Irlande avec des scores de l’ordre de 520 points. La France a des performances stables comparables à l’Allemagne, l’Estonie et la Belgique.

Les axes de progression

Une des spécificités françaises est l’importance des écarts entre le niveau des élèves. Depuis plusieurs années, le niveau des meilleurs tend à progresser alors que celui des plus faibles régresse. On observe en parallèle que c’est un des pays où les résultats sont les plus liés au statut socio-économique, avec pour la compréhension de l’écrit, un écart de 107 points entre les élèves favorisés et ceux qui ne le sont pas. D’autres pays comme l’Allemagne et le Royaume-Uni qui étaient confrontés à la même problématique, ont mis en place des réformes qui ont commencé à porter leurs fruits pour amenuiser ces écarts. Il faudra attendre les résultats de la prochaine étude pour évaluer l’efficacité des mesures précédemment prises en France.

Enfin, l’étude met aussi en lumière des critères de contexte et d’environnement éducatif. Concernant le matériel éducatif mis à la disposition des enseignants, les chefs d’établissements français font ressortir un manque de moyens. Pour ce qui est du climat de travail en classe, les élèves eux-mêmes considèrent que les problèmes de discipline perturbent la classe. Seuls deux pays de l’OCDE (l’Argentine et le Brésil) ont un indice plus faible en la matière. On observe par ailleurs un accroissement de l’absentéisme et des retards par rapport à l’étude précédente.

Tous ces éléments donnent une base intéressante pour observer l’évolution des résultats des systèmes éducatifs dans le temps, et en fonction des pays. Les résultats publiés en 2019 sont consultables sur https://www.oecd.org/pisa/PISA2018%20_Resum%C3%A9s_I-II-III.pdf.

Il sera intéressant de comparer ceux de la période post-crise sanitaire qui seront publiés en décembre prochain, avec ceux-ci.

Le Guide 2022 des Jobs et Stages étudiants

Vous rencontrez des jeunes qui  recherchent un job pour cet été ou pour la rentrée ? Il peut aussi s’agir d’un stage à effectuer l’an prochain ? Le Guide des Jobs et stages étudiants vient de paraître aux Editions du Club. Il est gratuit et donne tous les conseils pour mener à  bien ses recherches. Consultez-le ici.

Ils y trouveront :

. Des conseils pour bien présenter leur candidature, réussir leurs entretiens.

. Des pistes pour trouver un stage.

. Les informations juridiques à connaître sur les stages, le contrat de travail, la rémunération, les revenus à déclarer,..

. La présentation des secteurs qui recrutent pour l’été et pendant l’année universitaire.

Il est disponible ici. Consultez-le et transmettez-leur le lien pour qu’ils le découvrent.

 

 

 

Le DSE et les bourses sur critères sociaux

Les élèves de terminale qui vont intégrer l’enseignement supérieur à la rentrée, souhaitent savoir s’ils vont pouvoir bénéficier d’une bourse. La première étape va être pour eux de  remplir leur Dossier Social Etudiant, qui leur permettra en même temps de formuler une demande de logement en résidence universitaire. Voici tout ce qu’ils doivent savoir.

Le Dossier Social Etudiant

Lorsqu’un lycéen formule ses vœux sur Parcoursup, il lui est indiqué qu’il doit se connecter sur messervices.etudiant.gouv.fr avant le 15 mai pour toute demande de bourse ou de logement universitaire. Passé ce délai, son dossier sera traité de manière non prioritaire, par ordre d’arrivée. Même s’il change d’académie à la rentrée, c’est le CROUS de l’académie où il est actuellement scolarisé qui va gérer son dossier.

Comment cela se passe ensuite  ? Les revenus et charges de la famille sont pris en compte pour l’attribution des bourses sur critères sociaux. C’est la raison pour laquelle l’avis fiscal 2021 est demandé pour remplir une demande  pour la rentrée 2022/2023. Pour connaître le montant dont il va bénéficier, l’élève peut faire une simulation sur https://simulateur.lescrous.fr

S’il souhaite formuler une demande de logement en résidence universitaire, il suffit qu’il coche la case correspondante. Il est invité à se connecter sur la centrale de réservation des Crous trouverunlogement.lescrous.fr. Il aura accès à l’ensemble des résidences Crous en France. Une carte géolocalisée, une fiche descriptive précisant le montant du loyer et des charges, des photos ainsi que les éléments de confort disponibles sont proposés. Il est possible de déposer 6 vœux au total pour 3 secteurs maximum (2 vœux par secteurs).

Les Bourses sur Critères Sociaux

Il existe huit échelons de bourses sur critères sociaux (0 bis à 7). Les montants annuels alloués vont de 1042 à 5736 €. La bourse est versée sur 10 mois (sauf cas particuliers permettant d’en bénéficier pendant 12 mois).

Les boursiers sur critères sociaux sont par ailleurs exonérés des droits d’inscription et n’ont pas à payer la CVEC (Cotisation de Vie étudiante et de Campus). Ils bénéficient des repas à 1 € dans les restau-U et sont prioritaires pour obtenir un logement en résidence universitaire. Enfin, ils sont éligibles à l’aide au mérite s’ils ont obtenu la mention « très bien » au Bac, et à l’aide à la mobilité internationale. Une fois que la bourse est accordée, l’étudiant devra être assidu en cours et se présenter aux examens pour continuer à en bénéficier.

Les étudiants rémunérés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, ne peuvent pas bénéficier d’une bourse sur critères sociaux.

Vous pourrez retrouver ici la liste des formations pour lesquelles les étudiants peuvent bénéficier d’une bourse du  CROUS. Pour d’autres formations, voici ce qui est proposé :

  • Formations en travail sanitaire et social: ce sont les régions qui sont chargées de l’attribution et du versement des bourses. Une seule exception : la Normandie pour laquelle il faut aller sur le site du CROUS.
  • Formations dépendant du Ministère de la Culture et de la communication : vous trouverez toutes les informations ici. Les conditions d’attribution sont les mêmes que pour le CROUS. Cela concerne notamment les formations d’architecte et d’école d’art.
  • Bourses du Ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et des forêts : pour connaître les formations concernées, informez-vous ici, mais ces bourses sont gérées par le CROUS. Il faut remplir le DSE.

 

Les cordées de la réussite : où en est-on ?

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de ce dispositif d’accompagnement  à l’orientation, de la 4ème à l’enseignement supérieur, visant à favoriser l’égalité des chances. Il est en constante progression, et l’appel à projet est d’ores et déjà lancé pour l’an prochain.

En quoi cela consiste ?

L’objectif est de permettre de  lever l’autocensure et susciter de l’ambition scolaire chez des collégiens et lycéens scolarisés dans les quartiers prioritaires de la ville ou dans les territoires ruraux. Des partenariats sont mis en place entre des établissements d’enseignement supérieur, les « têtes de cordée » et des établissements d’enseignement secondaire dits « encordés ». Un EPLE (Etablissement Public Local d’Enseignement) peut être encordé à plusieurs établissements d’enseignement supérieur pour que ses élèves puissent bénéficier d’un accès plus large à des informations et du tutorat. Un accompagnement personnalisé leur permet de se lancer dans une formation plus ambitieuse que celles auxquelles ils pensaient pouvoir prétendre : ils disposent d’une information complète, peuvent poser toutes les questions qu’ils souhaitent et accèdent à un large éventail d’actions : mentorat, ouverture culturelle, découverte du monde de l’entreprise,… Ils sont par exemple entraînés à bien s’exprimer à l’oral dans le cadre d’ateliers.

Evolution ces dernières années

Les Cordées de la réussite ont été mises en place en 2008. En 2016, ce sont les « parcours d’excellence » qui ont été lancés, puis les deux ont fusionné.  En 2021, 575 cordées de la réussite ont été déployées contre 423 l’année précédente. L’objectif et d’atteindre 800 cordées de la réussite, de manière à faire bénéficier 200 000 élèves de ce programme.

Dans le cadre du plan France Relance, les Cordées ont bénéficié d’une dotation de l’Etat de 10 M€.

 Lancement des appels à projets pour 2022-2023

Les projets sont financés par les régions, les départements et les Rectorats. Des référents académiques peuvent conseiller les établissements qui veulent créer ou rejoindre une cordée. Chaque année, de appels à projets sont lancés pour l’année suivante. Toutes les têtes de cordées doivent déposer un projet avant la date limite fixée par chaque financeur. En Nouvelle-Aquitaine, par exemple, les dossiers doivent être déposés avant le 22 juin. Dans  un établissement encordé, tous les élèves volontaires peuvent désormais bénéficier du dispositif et plus seulement les plus brillants.

Pour en savoir plus : https://www.cordeesdelareussite.fr

 

 

Le DSE et les bourses

Si votre enfant intègre l’enseignement supérieur à la rentrée, il va peut-être pouvoir bénéficier d’une bourse. Elles sont gérées par le CROUS et le même Dossier Social Etudiant permet de formuler une demande de logement en résidence universitaire. Voici tout ce qu’il faut savoir.

Le Dossier Social Etudiant

Lorsque votre enfant a formulé ses vœux sur Parcoursup, il était indiqué qu’il fallait se connecter sur messervices.etudiant.gouv.fr avant le 15 mai pour toute demande de bourse ou de logement universitaire. Passé ce délai, son dossier sera traité de manière non prioritaire, par ordre d’arrivée. Même s’il change d’académie à la rentrée, c’est le CROUS de l’académie où il est actuellement scolarisé qui va gérer son dossier.

Vous avez donc sans doute déjà rempli votre dossier, mais comment cela va-t-il se passer maintenant ? Les revenus et charges de la famille sont pris en compte pour l’attribution des bourses sur critères sociaux. C’est la raison pour laquelle votre avis fiscal 2021 a été demandé pour remplir une demande  pour la rentrée 2022/2023. Pour connaître le montant dont il va bénéficier, vous pouvez faire une simulation sur https://simulateur.lescrous.fr

Si votre enfant souhaite formuler une demande de logement en résidence universitaire, il suffit qu’il coche la case correspondante. Il est invité à se connecter sur la centrale de réservation des Crous trouverunlogement.lescrous.fr. Il aura accès à l’ensemble les résidences Crous en France. Une carte géolocalisée, une fiche descriptive précisant le montant du loyer et des charges, des photos ainsi que les éléments de confort disponibles sont proposés. Il est possible de déposer 6 vœux au total pour 3 secteurs maximum (2 vœux par secteurs).

Les Bourses sur Critères Sociaux

Il existe huit échelons de bourses sur critères sociaux (0 bis à 7). Les montants annuels alloués vont de 1042 à 5736 €. La bourse est versée sur 10 mois (sauf cas particuliers permettant d’en bénéficier pendant 12 mois).

Les boursiers sur critères sociaux sont par ailleurs exonérés des droits d’inscription et n’ont pas à payer la CVEC (Cotisation de Vie étudiante et de Campus). Ils bénéficient des repas à 1 € dans les restau-U et sont prioritaires pour obtenir un logement en résidence universitaire. Enfin, ils sont éligibles à l’aide au mérite s’ils ont obtenu la mention « très bien » au Bac, et à l’aide à la mobilité internationale. Attention, une fois que la bourse est accordée, votre enfant devra être assidu en cours et se présenter aux examens pour continuer à en bénéficier.

Les étudiants rémunérés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, ne peuvent pas bénéficier d’une bourse sur critères sociaux.

Vous pourrez retrouver ici la liste des formations pour lesquelles les étudiants peuvent bénéficier d’une bourse du  CROUS. Pour d’autres formations, voici ce qui est proposé :

  • Formations en travail sanitaire et social: ce sont les régions qui sont chargées de l’attribution et du versement des bourses. Une seule exception : la Normandie pour laquelle il faut aller sur le site du CROUS.
  • Formations dépendant du Ministère de la Culture et de la communication: vous trouverez toutes les informations ici. Les conditions d’attribution sont les mêmes que pour le CROUS. Cela concerne notamment les formations d’architecte et d’école d’art.
  • Bourses du Ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et des forêts : pour connaître les formations concernées, informez-vous ici, mais ces bourses sot gérées par le CROUS. Il faut remplir le DSE.

 

Report et aménagement des épreuves de spécialité du Bac

Pour la troisième année consécutive, afin de tenir compte de la situation sanitaire, le Ministère a dû procéder à des aménagements concernant les épreuves du Bac. Tout ne va pas se passer encore en 2022 tel que cela était prévu dans le cadre de la réforme du Bac. Voici ce qui a été décidé.

Bouleversement du calendrier

Initialement prévues au mois de mars, les épreuves de spécialité sont reportées aux 11, 12 et 13 mai pour le Bac général et technologique, du fait de la crise sanitaire. Cela correspond à une demande forte des enseignants. Les deux journées précédant ces épreuves seront consacrées  à leur préparation. Le programme de révision reste identique. Chaque candidat disposera d’un choix, afin d’éviter un sujet sur une partie du programme n’ayant pas été totalement étudiée du fait du contexte.

Les épreuves pratiques adossées à ces spécialités seront elles aussi reportées et se dérouleront « dans les jours qui suivront », indique le ministère.

Pour l’Education physique, les contrôles permettant d’obtenir la note du Bac pourront être ramenés à deux au lieu de trois.

Les épreuves qui devaient permettre de fournir une attestation du niveau de langues sont annulées cette année.

 Impact sur le dossier Parcoursup des élèves

Les deux spécialités choisies par les élèves représentent 32 % de la note finale du Bac. Elles ont été mises en place dans le cadre de la réforme du Bac supprimant les séries (S, ES et L). Les épreuves qui devaient se dérouler pour la 1ère fois en 2021 n’ont jamais eu lieu du fait de la crise du Covid-19. Cette année, les épreuves se dérouleront donc bien, les notes obtenues seront intégrées pour le Bac, mais pour le dossier Parcoursup, ce sont les moyennes obtenues en classe de 1ère et durant les deux premiers trimestres de terminale qui seront prises en compte.

La PEEP  a exprimé sa stupéfaction quant au remplacement des notes d’épreuves par « les notes de contrôle continu noté parfois sévèrement, au regard des règles qui ne s’inscrivaient pas dans une évaluation finale ». C’est effectivement l’acceptation des  premiers choix d’orientation des élèves par les établissements d’enseignement supérieur qui se joue ; c’est déterminant pour leur avenir.

 Aménagement pour le Bac Pro et les épreuves de 1ère

Pour valider le Bac professionnel, le nombre minimal de semaines en milieu professionnel sera ramené à dix au lieu de douze nécessaires normalement, compte tenu des difficultés conjoncturelles.

Enfin, pour les épreuves de français en clase de 1ère, le nombre de textes à présenter à l’oral est réduit à 16 pour le Bac général et 9 en filière technologique.

Stages et jobs étudiants : les secteurs porteurs

Le début de l’année 2022 est marqué par une embellie du marché de l’emploi. De nombreux secteurs recrutant de étudiants toute l’année peinent à embaucher des salariés en ce moment . Les étudiants vont aussi pouvoir en bénéficier. De la même manière, les entreprises devraient accueillir davantage de stagiaires, avec des possibilités de pré-embauche.

L’évolution du marché de l’emploi étudiant depuis la crise sanitaire

Ces deux dernières années ont été particulièrement difficiles à la fois pour les professionnels et les étudiants à la recherche d’un job, car il régnait une véritable incertitude sur les possibilités de réouverture dans le secteur du tourisme, et de manière plus générale, dans tous les lieux recevant du public. Depuis le début de l’année 2022, on commence à voir le bout du tunnel, et la reprise économique est au rendez-vous.

Certes, les touristes étrangers ne sont pas encore de retour dans les mêmes proportions qu’avant la crise, mais beaucoup d’offres sont diffusées pour l’hôtellerie et la restauration. Ce secteur qui propose traditionnellement de nombreux postes aux étudiants, est en difficulté pour recruter depuis la réouverture des établissements, car beaucoup de leurs salariés ayant subi le chômage partiel, ont opté pour de nouveaux choix de carrière. Une véritable réflexion est en cours sur la nécessité de faire évoluer les salaires et les horaires dans la profession. En attendant, les étudiants vont pouvoir profiter des nombreuses opportunités qui sont proposées. Il en est de même dans certains commerces ayant une activité saisonnière.

La crise sanitaire a également mis en exergue l’importance des services à la personne. Cela est vrai pour la petite enfance, mais peut-être plus accord pour l’accompagnement du grand-âge. L’actualité récente concernant les EPHAD va dans le même sens. Pour répondre aux demandes des familles qui souhaitent assurer un maintien à domicile de leurs aînés, les sociétés de service à la personne ont de nombreux postes à  pourvoir. Tous ne nécessitent pas une formation paramédicale ou sociale. Il peut s’agir d’assurer les courses, les repas, du jardinage ou parfois de l’assistance informatique. Durant l’été, il est indispensable que les salariés soient remplacés, et dans le courant de l’année, des temps partiel, y compris avec horaires décalés compatibles avec les études, peuvent s’organiser.

Enfin, autre secteur ayant vu son activité évoluer avec un important développement dès le début de la crise sanitaire : celui du e-commerce. Les plateformes proposent des postes de préparateurs de commande avec une vraie diversité d’horaires, et également des emplois de livreurs. Les étudiants peuvent en trouver dans des entreprises du type Amazon, mais aussi dans le secteur de la grande distribution qui a dû s’adapter.

Ce focus pointe des secteurs proposant des jobs étudiants qui ont évolué avec la crise du Covid 19, mais d’autres jobs d’été traditionnels sont disponibles dans le domaine de l’animation, du transport, de l’assistance, dans le secteur agricole, ainsi que pour remplacer les salariés dans de grandes entreprises. Les recruteurs seront présents sur les journées des jobs d’été, notamment à celle du CIDJ qui se déroulera le 13 mai à St Ouen-sur-Seine. Les étudiants peuvent découvrir l’agenda sur https://www.jobs-ete.com/agenda-job-ete/.

Les stages dans les secteurs porteurs

Si les jobs d’été peuvent parfois permettre de confirmer un projet d’orientation, cela est plus vrai encore concernant les stages. Ils offrent également aux étudiants la possibilité d’enrichir leur réseau professionnel. Enfin, et c’est là leur objectif premier, ils leur donnent l’opportunité de mettre en pratique les connaissances acquises. Les secteurs proposant le plus de stages sont aussi ceux qui seront le plus recruteurs de jeunes diplômés, demain. Pour les entreprises,  ces stages permettent d’attirer et de fidéliser de nouveaux talents. Les secteurs liés à la transformation numérique arrivent en tête, avec par exemple des missions liées au big-data et à la cyber-sécurité. Les emplois et stages liés à la transition écologique sont également de plus en plus nombreux. Nous observons tous que beaucoup de jeunes priorisent les emplois porteurs de sens. Ils sont donc très attentifs à ces offres. Plus que jamais, les stages de fin d’études pourront être un tremplin vers un 1er emploi, en particulier dans les secteurs qui ont plus de postes à proposer qu’il n’y a de candidats. Ce sont les entreprises de ces secteurs qui sont particulièrement vigilantes sur leur image employeur. Le CIDJ vient d’éditer un guide des entreprises qui recrutent. Retrouvez-le sur https://www.cidj.com/communique-de-presse/guide-ces-secteurs-qui-recrutent-2022-2023

 

 

 

Erasmus + a 35 ans. Où en est-on et quelles perspectives ?

Le programme Erasmus + vient de souffler ses 35 bougies. L’envie qu’ont les étudiants de  partir à l’étranger n’a pas été altérée, mais l’actualité de ces deux dernières années,  avec en particulier la crise sanitaire, n’a pas facilité la mise en œuvre de leurs projets. Alors où en est-on en ce début d’année 2022 et quelles sont les projections pour les mois à venir ?

L’après Covid et après Brexit

Depuis sa création par la Commission Européenne, 12 millions de personnes ont bénéficié du programme Erasmus +, dont 600 000 depuis la France entre 2014 et 2020. Nous sommes le 1er pays d’envoi d’étudiants Erasmus +. Il s’agissait au départ principalement de mobilité d’études, mais aujourd’hui, un jeune sur deux part dans le cadre d’un stage. Le Royaume-Uni a longtemps été une destination de prédilection, mais depuis le Brexit, et son application à partir du 31/12/2020,  il n’est plus qu’un pays partenaire, au même titre que d’autres pays frontaliers de l’Europe, et il ne peut participer qu’à certaines actions. C’est l’Espagne qui est la  1ère destination, tant pour les français que pour les autres jeunes européens.

Le développement d’Erasmus pour tous les jeunes

Pour la période 2021/2027, un budget de 26,2 milliards d’euros est alloué, soit une hausse de 80 % par rapport à la période précédente. L’architecture du programme reste inchangée, mais elle s’adapte aux grands défis contemporains en s’appuyant sur trois priorités : l’inclusion, le numérique et l’écologie. L’accent est mis sur les publics les plus éloignés, et notamment les jeunes ayant moins d’accès au programme pour des raisons socio-économiques, et ceux des territoires enclavés. La crise sanitaire a démontré la nécessité d’accélérer la transition numérique dans l’enseignement, d’où la création d’un volet « Digital Erasmus+ »  dans le programme pour favoriser le développement des programmes hybrides (virtuel-présentiel) et les plateformes d’apprentissage en ligne. Enfin, le Green Deal européen n’est pas oublié.

La crise sanitaire a bien évidement freiné les projets des jeunes qui prévoyaient un Erasmus+, et parmi ceux qui sont partis, les conditions d’accueil n’ont pas toujours été idéales avec parfois des cours en distantiel tout en étant dans le pays. Pour cette année 2021/2022, les demandes repartent à la hausse, et l’objectif affiché est d’avoir 10 millions de mobilités sur les sept années couvertes par le budget.

Conférence Osons la mobilité

Dans le cadre de la Présidence de l’Union Européenne, une conférence sur le thème « Osons la mobilité » s’est déroulée le 19 janvier dernier. Un village de la mobilité constitué de stands virtuels  a été mis en place à cette  occasion, et a permis aux jeunes de découvrir des organismes facilitateurs de multilinguisme et de mobilité, ainsi que leurs ressources. Vous  pouvez retrouver toutes ces informations ici  et en faire bénéficier les étudiants, élèves et apprentis. En effet, ces derniers se montrent de plus en plus intéressés par une expérience à l’étranger dans le cadre de leur formation.