L’agenda professionnel de mars-avril 2022

Salons et conférences

4 et 5 mars         Salon de l’apprentissage, de l’alternance et des  Métiers       Lyon – Centre des Congrès et Lille – Grand Palais

7 mars                 Paris pour l’emploi des Jeunes      Paris – Grande Halle de la  Villette

12 mars               Salon Studyrama de Masters, Mastères spécialisés et MBA    Paris Event Center

19 mars               Salon de l’apprentissage, de l’alternance et des Métiers            Strasbourg – Parc Expo

26 mars               Salon Executive Education – Conférences Le Monde                    En ligne : www.salon-exed.com/

22 au 24 avril     4th International Conference on Modern Research                    Barcelone – Espagne

Autres dates à retenir

29 mars               Dernier jour pour formuler des vœux sur Paarcoursup

07 avril                Dernier jour pour confirmer ses vœux et finaliser son dossier

Vacances scolaires de printemps

9 au 25/04                         Zone B

16/04 au 02/05                Zone A

23/04 au 09/05                Zone C

Stages et jobs étudiants : les secteurs porteurs

Le début de l’année 2022 est marqué par une embellie du marché de l’emploi. De nombreux secteurs recrutant de étudiants toute l’année peinent à embaucher des salariés en ce moment . Les étudiants vont aussi pouvoir en bénéficier. De la même manière, les entreprises devraient accueillir davantage de stagiaires, avec des possibilités de pré-embauche.

L’évolution du marché de l’emploi étudiant depuis la crise sanitaire

Ces deux dernières années ont été particulièrement difficiles à la fois pour les professionnels et les étudiants à la recherche d’un job, car il régnait une véritable incertitude sur les possibilités de réouverture dans le secteur du tourisme, et de manière plus générale, dans tous les lieux recevant du public. Depuis le début de l’année 2022, on commence à voir le bout du tunnel, et la reprise économique est au rendez-vous.

Certes, les touristes étrangers ne sont pas encore de retour dans les mêmes proportions qu’avant la crise, mais beaucoup d’offres sont diffusées pour l’hôtellerie et la restauration. Ce secteur qui propose traditionnellement de nombreux postes aux étudiants, est en difficulté pour recruter depuis la réouverture des établissements, car beaucoup de leurs salariés ayant subi le chômage partiel, ont opté pour de nouveaux choix de carrière. Une véritable réflexion est en cours sur la nécessité de faire évoluer les salaires et les horaires dans la profession. En attendant, les étudiants vont pouvoir profiter des nombreuses opportunités qui sont proposées. Il en est de même dans certains commerces ayant une activité saisonnière.

La crise sanitaire a également mis en exergue l’importance des services à la personne. Cela est vrai pour la petite enfance, mais peut-être plus accord pour l’accompagnement du grand-âge. L’actualité récente concernant les EPHAD va dans le même sens. Pour répondre aux demandes des familles qui souhaitent assurer un maintien à domicile de leurs aînés, les sociétés de service à la personne ont de nombreux postes à  pourvoir. Tous ne nécessitent pas une formation paramédicale ou sociale. Il peut s’agir d’assurer les courses, les repas, du jardinage ou parfois de l’assistance informatique. Durant l’été, il est indispensable que les salariés soient remplacés, et dans le courant de l’année, des temps partiel, y compris avec horaires décalés compatibles avec les études, peuvent s’organiser.

Enfin, autre secteur ayant vu son activité évoluer avec un important développement dès le début de la crise sanitaire : celui du e-commerce. Les plateformes proposent des postes de préparateurs de commande avec une vraie diversité d’horaires, et également des emplois de livreurs. Les étudiants peuvent en trouver dans des entreprises du type Amazon, mais aussi dans le secteur de la grande distribution qui a dû s’adapter.

Ce focus pointe des secteurs proposant des jobs étudiants qui ont évolué avec la crise du Covid 19, mais d’autres jobs d’été traditionnels sont disponibles dans le domaine de l’animation, du transport, de l’assistance, dans le secteur agricole, ainsi que pour remplacer les salariés dans de grandes entreprises. Les recruteurs seront présents sur les journées des jobs d’été, notamment à celle du CIDJ qui se déroulera le 13 mai à St Ouen-sur-Seine. Les étudiants peuvent découvrir l’agenda sur https://www.jobs-ete.com/agenda-job-ete/.

Les stages dans les secteurs porteurs

Si les jobs d’été peuvent parfois permettre de confirmer un projet d’orientation, cela est plus vrai encore concernant les stages. Ils offrent également aux étudiants la possibilité d’enrichir leur réseau professionnel. Enfin, et c’est là leur objectif premier, ils leur donnent l’opportunité de mettre en pratique les connaissances acquises. Les secteurs proposant le plus de stages sont aussi ceux qui seront le plus recruteurs de jeunes diplômés, demain. Pour les entreprises,  ces stages permettent d’attirer et de fidéliser de nouveaux talents. Les secteurs liés à la transformation numérique arrivent en tête, avec par exemple des missions liées au big-data et à la cyber-sécurité. Les emplois et stages liés à la transition écologique sont également de plus en plus nombreux. Nous observons tous que beaucoup de jeunes priorisent les emplois porteurs de sens. Ils sont donc très attentifs à ces offres. Plus que jamais, les stages de fin d’études pourront être un tremplin vers un 1er emploi, en particulier dans les secteurs qui ont plus de postes à proposer qu’il n’y a de candidats. Ce sont les entreprises de ces secteurs qui sont particulièrement vigilantes sur leur image employeur. Le CIDJ vient d’éditer un guide des entreprises qui recrutent. Retrouvez-le sur https://www.cidj.com/communique-de-presse/guide-ces-secteurs-qui-recrutent-2022-2023

 

 

 

Erasmus + a 35 ans. Où en est-on et quelles perspectives ?

Le programme Erasmus + vient de souffler ses 35 bougies. L’envie qu’ont les étudiants de  partir à l’étranger n’a pas été altérée, mais l’actualité de ces deux dernières années,  avec en particulier la crise sanitaire, n’a pas facilité la mise en œuvre de leurs projets. Alors où en est-on en ce début d’année 2022 et quelles sont les projections pour les mois à venir ?

L’après Covid et après Brexit

Depuis sa création par la Commission Européenne, 12 millions de personnes ont bénéficié du programme Erasmus +, dont 600 000 depuis la France entre 2014 et 2020. Nous sommes le 1er pays d’envoi d’étudiants Erasmus +. Il s’agissait au départ principalement de mobilité d’études, mais aujourd’hui, un jeune sur deux part dans le cadre d’un stage. Le Royaume-Uni a longtemps été une destination de prédilection, mais depuis le Brexit, et son application à partir du 31/12/2020,  il n’est plus qu’un pays partenaire, au même titre que d’autres pays frontaliers de l’Europe, et il ne peut participer qu’à certaines actions. C’est l’Espagne qui est la  1ère destination, tant pour les français que pour les autres jeunes européens.

Le développement d’Erasmus pour tous les jeunes

Pour la période 2021/2027, un budget de 26,2 milliards d’euros est alloué, soit une hausse de 80 % par rapport à la période précédente. L’architecture du programme reste inchangée, mais elle s’adapte aux grands défis contemporains en s’appuyant sur trois priorités : l’inclusion, le numérique et l’écologie. L’accent est mis sur les publics les plus éloignés, et notamment les jeunes ayant moins d’accès au programme pour des raisons socio-économiques, et ceux des territoires enclavés. La crise sanitaire a démontré la nécessité d’accélérer la transition numérique dans l’enseignement, d’où la création d’un volet « Digital Erasmus+ »  dans le programme pour favoriser le développement des programmes hybrides (virtuel-présentiel) et les plateformes d’apprentissage en ligne. Enfin, le Green Deal européen n’est pas oublié.

La crise sanitaire a bien évidement freiné les projets des jeunes qui prévoyaient un Erasmus+, et parmi ceux qui sont partis, les conditions d’accueil n’ont pas toujours été idéales avec parfois des cours en distantiel tout en étant dans le pays. Pour cette année 2021/2022, les demandes repartent à la hausse, et l’objectif affiché est d’avoir 10 millions de mobilités sur les sept années couvertes par le budget.

Conférence Osons la mobilité

Dans le cadre de la Présidence de l’Union Européenne, une conférence sur le thème « Osons la mobilité » s’est déroulée le 19 janvier dernier. Un village de la mobilité constitué de stands virtuels  a été mis en place à cette  occasion, et a permis aux jeunes de découvrir des organismes facilitateurs de multilinguisme et de mobilité, ainsi que leurs ressources. Vous  pouvez retrouver toutes ces informations ici  et en faire bénéficier les étudiants, élèves et apprentis. En effet, ces derniers se montrent de plus en plus intéressés par une expérience à l’étranger dans le cadre de leur formation.

Un élargissement de l’accès privilégié à la culture pour les jeunes

Les jeunes qui profitent d’activités culturelles variées ont l’occasion de s’ouvrir et de créer du lien social. Aussi, est-il important que l’accès au secteur culturel dans son ensemble ne soit pas freiné par des contraintes financières. Au-delà du Pass Culture qui vient d’être élargi, de nombreuses aides existent.

Le Pass Culture dès l’âge de 15 ans

Initialement réservé aux jeunes de 18 ans, c’est une enveloppe de 300 € à utiliser sur 24 mois. Le Pass Culture peut être activé jusqu’à la veille de leurs 19 ans. Depuis le mois de janvier, les élèves de 15 à 17 ans peuvent aussi en bénéficier, mais avec un montant de 20 € à 15 ans et 30 € à 16 et 17 ans. Il faut être de nationalité française ou européenne, ou vivre sur le territoire français depuis plus de 12 mois. L’application téléchargeable sur smartphone  permet de réserver une activité (spectacle, concert, théâtre, cinéma) et de la régler grâce au montant alloué. Retrouvez toutes les informations sur www.education.gouv.fr/un-pass-culture-pour-les-collegiens-et-les-lyceens-325945

La carte Jeunes européenne

Pour en bénéficier, il faut avoir entre 12 et 20 ans, quelle que soit sa nationalité, et s’acquitter d’une cotisation annuelle de 10 € pour la carte numérique (ou 13 € pour une carte matérialisée). La carte, proposée par l’association reconnue par le Conseil de l’Europe, EYCA, permet de bénéficier de 72000 bons plans  dans 38 pays européens. Elle peut être commandée sur https://cartejeunes.fr/la-carte/, et est ensuite envoyée à domicile.

 Les aides des Régions

La plupart des régions ont développé des cartes permettant aux jeunes de bénéficier de l’offre culturelle de leur territoire à prix réduit. Les conditions d’accès varient selon les cas. Voici quelques exemples :

. Le Pass’Région en Auvergne-Rhône-Alpes : destiné aux élèves, lycéens et apprentis de la région. 5 places de cinéma à 1 €, une dotation de 30 € pour des spectacles, 15 € pour des livres-loisirs.

. Le kiosque jeunes à Paris : permet aux 13-30 ans de réserver jusqu’à 2 places par jour (métro Chatelet).

. L’e-Pass Jeunes dans le sud : une dotation de 80 € pour les loisirs, la culture, le sport et des bons plans.

. L’e.Pass culture sport dans les Pays-de-Loire : un accès à plus de 200 € d’avantages pour une cotisation de 8 € par an.

Il existe aussi des offres départementales et communales. Il faut consulter le site internet de sa ville pour les découvrir.

L’accès gratuit aux musées

Une cinquantaine de musées et une centaine de monuments à travers toute la France, sont gratuits pour les jeunes âgés de 18 à 25 ans, tels que le Musée du Louvre et le musée d’Orsay à Paris, le MUCEM à Marseille,..  Le 1er dimanche de chaque mois, l’accès aux collections permanentes des musées nationaux est gratuit. Les musées de la Vile de Paris sont eux en accès libre  toute l’année.

Le chèque livre

Il peut être proposé pour les jeunes par certaines régions comme en Nouvelle-Aquitaine : 20 € pour tous les lycéens et apprentis (https://jeunes.nouvelle-aquitaine.fr/formation/accompagnement-scolaire/le-cheque-livre). Les chèques « lire » sont eux remis aux salariés, donc aux parents ou étudiants qui travaillent,  par les CSE . Ces derniers décident librement du montant dans chaque entreprise (pas de plafonnement).

. La billetterie du CROUS

Des places de spectacle, concerts, festival,  à tarif réduit sont proposées aux étudiants dans tous les CROUS, avec une programmation pluridisciplinaire et des concours artistiques.

Pour Paris : www.culture-crous.paris/