La mobilité internationale des étudiants

La mobilité internationale des étudiants

Dans un contexte sanitaire toujours instable, on ne peut parler de mobilité internationale des étudiants qu’en analysant ce qui a été observé depuis la rentrée, sans faire de prospective sur les tendances des mois à venir. Il est important de disposer de toutes les informations pour pouvoir présenter aux étudiants  les aides et dispositifs dont ils peuvent bénéficier afin de les accompagner dans leurs projets de départ.

La mobilité entrante

A la rentrée, Patrice Goujet, chargé de mission auprès de la Directrice générale de Campus France,  indiquait que les premières tendances observées sur la mobilité étudiante internationale entrante, laissait entrevoir une reprise très nette pour l’année qui s’amorçait. En effet, le nombre d’étudiants  internationaux arrivant en France était à un niveau équivalent à celui de 2019, avant la crise sanitaire, avec un très léger déclin de l’ordre de 1% seulement. Mi-septembre, plus de 110 000 demandes de visas étudiants avaient été déposées dans les consulats. Pour beaucoup de pays, le fait d’être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur, permet de justifier d’un « motif impérieux» pour se déplacer, avec cependant dans certains cas une quarantaine à l’arrivée.

La mobilité sortante

Les étudiants français, tout comme les étudiants internationaux, ont très envie de retourner vivre des expériences de mobilité dans le cadre de cours ou de stages. Pour certains élèves de grandes écoles ou d’IEP, cela reste même obligatoire pour valider leur année et obtenir le diplôme de fin d’études, même si des aménagements ont été mis en place, avec des périodes d’expatriation plus courtes. Un nouveau critère de choix est apparu depuis la crise sanitaire : les étudiants veulent se rendre dans un pays où les cours ne seront pas en distanciel.

Les échanges demeurent cependant cette année plus faciles avec les pays européens. Des restrictions importantes, voire des fermetures de frontière, et des cours en distanciel sont toujours d’actualité dans des pays comme l’Australie, le Japon, la Chine ou les Etats-Unis. Des mobilités internationales hybrides se sont beaucoup mises en place. Elles étaient  prévues dans la nouvelle Charte Erasmus +, et ont été favorisées par la crise sanitaire qui aura au des effets positifs sur l’accélération du développement des usages du numérique.

Les aides dont peuvent bénéficier les étudiants

Qu’ils préparent un projet de mobilité internationale pour cette année ou l’an prochain, il est important que les étudiants qui s’adressent à vous soient bien informés. Voici un rapide panorama des aides et bourses dont ils peuvent bénéficier :

 

L’agenda de janvier et février 2022, des professionnels

Date à retenir : le 20/01 – ouverture des inscriptions sur Parcoursup

 Les conférences et colloques

13 et 14 janvier

17ème colloque international de l’Association française d’éducation comparée – La Havane.

18 au 20 janvier

QPES 21  – S’engager et pouvoir agir « Ouvrir l’espace des possibles dans l’enseignement supérieur  » – La Rochelle, Campus CESI.

8 au 11 février

Colloque IH2EF 2022 – Continuum sco-sup, ruptures et continuités : piloter les parcours de réussites des jeunes du lycée à l’enseignement supérieur. Poitiers, Futuroscope.

17 au 18 février

2022 European Learning & Teaching Forum.  Bilbao, University of Deusto ou en distanciel  : https://eua.eu/events/198-2022-european-learning-teaching-forum.html

Les salons étudiants 

7 au 9 janvier 2022

Salon de l’Etudiant – Lyon Eurexpo

14 et 15 janvier

Salon de l’apprentissage, de l’alternance et des métiers – Paris Porte de Versailles

4 au 6 février

Salon du lycéen et de l’Etudiant d’Ile-de-France – Paris Porte de Versailles

25 et 26 février

Salon de l’apprentissage, de l’alternance et des métiers – Marseille et Amiens, ainsi que Rennes et Metz (le 26/02 seulement).

La transition numérique dans la recherche et l’enseignement supérieur à l’Horizon 2040

Publié aux Editons Quae, cet ouvrage aborde un sujet devenu particulièrement d’actualité pendant la crise sanitaire ayant démarré au moment de sa parution en mars 2020, et qui le demeure du fait des bouleversements qu’elle a entrainée.

Marco Barzman , Mélanie Gerphagnon , Olivier Mora 

Collection « Matière à débattre et décider ».

 Une étude réalisée en 2018/2019 par des experts de l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) et AGREENIUM constitue le fondement de cet ouvrage. Elle fait ressortir quatre scénarios sur les évolutions possibles. Tous les acteurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche sont concernés car les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle, permettant l’accès à des ressources en ligne, des données massives, l’apprentissage à distance, continueront à bouleverser leur fonctionnement. La transition numérique modifie les méthodes et outils pédagogiques, ainsi que les relations entre les enseignants et les étudiants.

Les scénarios étudiés nous éclairent sur les enjeux de ces évolutions, notamment en termes de partage de savoirs. Ils ouvrent de nouvelles perspectives sur les relations entre la science et la société, et sur le rôle de la recherche publique face aux géants du numérique.

Livre de 46 pages au prix de 30 € en version imprimée (ou gratuit en format pdf).

L’aide à l’orientation des régions

Depuis 2018, l’information pour l’orientation des lycéens est du ressort des régions. Un premier bilan de la Cour des Comptes en 2020, suivi d’un rapport parlementaire, ont mis en exergue d’importantes disparités entre les territoires. Nous avons recensé les différents dispositifs mis en place pour vous permettre d’identifier ceux de votre région et les autres.

En Auvergne-Rhône-Alpes

La Région a mis en place un dispositif très complet pour permettre aux jeunes,  même s’ils vivent loin des grands centres urbains, de bénéficier d’une information complète près de chez eux.

. Les Bus de l’orientation : ce sont des lieux de découverte des métiers avec des visites virtuelles, un espace professionnel proposant des conseils et échanges sur les stages, et un espace orientation avec les différentes voies et des outils d’aide à l’orientation.

. Une plateforme dédiée à la découverte des métiers : elle s’intitule  « Ma Région Mon Orientation – Initiatives ». Des fiches métiers, des webinaires, des concours (défis-challenges) et des événements tels que la semaine de l’industrie, sont proposés.

. Des salons et forums : le Mondial des métiers du 03 au 06/02/2022 à Eurexpo Lyon, le soutien de forums locaux, une participation aux salons de l’Etudiant et à InfoSup en Auvergne

. Un accueil : l’association Auvergne-Rhône-Alpes Orientation,  à Clermont-Ferrand et par téléphone : 04 26 46 00 70

. L’organisation d’un concours : « je filme le métier qui me plait ».

Informations sur https://www.auvergnerhonealpes-orientation.fr/actions/

En Bourgogne-Franche-Comté

. Un guide, principalement numérique : « Après le Bac, j’ai le choix ».

. Une plateforme réalisée avec l’ONISEP avec une connexion via l’ENT de l’établissement ou directement sur la plateforme avec un mot de passe.

Informations sur www.bourgognefranchecomte.fr

Et https://orientation-bourgognefranchecomte.onisep.fr/

En Bretagne

. Le calendrier des événements (JPO,…) sur le site de la région dédié aux événements.

. 47 points d’accueil pour avoir des informations ou des conseils en orientation : le réseau Ideo.

. Un annuaire des formations par niveau d’études.

. Les Bourses « Jeunes  à l’international ».

Informations sur https://ideo.bretagne.bzh et https://www.bretagne.bzh/actions/formation/orientation/

En Centre-Val de Loire

. Plus de 950 fiches métiers sur le site d’orientation mis en place par la région.

. Deux guides des formations : un pour les métiers de la santé et du social et un  pour les métiers du numérique.

Informations sur https://orientation.centre-valdeloire.fr/

Dans lGrand Est

. Un agenda de l’orientation recensant les forums et JPO de la région.

. Un annuaire répertoriant 364 lieux d’accueil pour l’orientation, dans la Région.

. Une chaine Youtube : orientation Grand-Est.

. Des salons virtuels : Live’Orientest organisés par la Région.

Informations sur https://www.orientest.fr/

Dans les Hauts-de-France :

. Des jeux pour découvrir des métiers et trouver son orientation.

. Des fiches d’information sur les métiers.

. Des ambassadeurs des métiers pouvant se déplacer dans les établissements à la demande des enseignants.

. Une caravane des formations sur 4 sites en août.

. La Bourse Mermoz pour poursuivre ses études à l’étranger.

Informations sur  www.prochorientation.fr/

En Île-de-France :

. Un test d’orientation avec un questionnaire par niveau d’études sur le site développé par la région.

. Une fiche d’auto-évaluation avec des tableaux (centres d’intérêt, savoir-être, savoir-faire,…) pour se situer.

. Une présentation des guides d’orientation de l’ONISEP.

. Un partenariat avec humanroads.com pour découvrir des parcours réels (carte interactive).

. Une cartographie interactive des 25 bassins d’emploi en Ile-de-France.

Informations sur  https://oriane.info

En Normandie

. Entretiens avec des conseillers dans les agences de l’orientation et des métiers à Rouen, à Hérouville St-Clair, ou par téléphone au 0 800 05 00 00.

. La découverte des métiers grâce à la réalité virtuelle : avec Xpérience Métiers, des  témoignages en vidéo 360,  jeux sur tablette et  simulation interactive.

. Des rencontres avec des étudiants ambassadeurs métiers.

. Des événements : salons régionaux, les  « Métiers en tournée » dans 14 villes normandes,  les Olympiades des métiers.

Informations sur  https://parcours-metier.normandie.fr/agence-orientation

En Nouvelle-Aquitaine

. Création d’un réseau de 38 espaces régionaux d’information de proximité proposant des conseils, animations et ateliers.

. Des échanges individuels ou collectifs (une classe par exemple) avec des ambassadeurs métiers.

. L’organisation d’événements : forum, salons, Olympiade des métiers.

Informations sur  https://jeunes.nouvelle-aquitaine.fr/orientation

En Occitanie

. Un accueil dans les Maisons de l’orientation : information sur les métiers et les formations, accès à un fond documentaire.

. Ateliers, escape games sur les métiers.

. Des informations sur les  filières et les formations de la région, sur son site.

Informations sur  https://www.laregion.fr/maisons-orientation et https://www.meformerenregion.fr/

Dans les Pays de la Loire :

. Des bus pour l’orientation : ORIENTIBUS , cinq centres d’information et d’orientation professionnelle qui se déplacent dans les  établissements scolaires.

. rencontres/échanges avec des professionnels.

Informations sur  www.choisirmonmetier-paysdelaloire.fr/

En Provence-Alpes-Côte d’Azur

. Des fiches métiers et des informations sur les formations et sur l’apprentissage

. Des vidéos sur les métiers

. Un  programme :  « un parrain, un emploi »

Informations sur  www.maregionsud.fr/jeunesse-et-formation/orientation-metiers et www.orientation-regionsud.fr/

 

Le choix des enseignements optionnels au lycée

Les enseignements de spécialité remplacent les séries du Bac dès la classe de 1ère, en offrant un plus grand choix de combinaisons. Ils peuvent être complétés par des enseignements optionnels. Une note interne de la DEPP nous éclaire sur les choix possibles, ceux faits par les élèves, et l’intérêt de ces enseignements.

Les enseignements optionnels en 1ère

Une récente note du Ministère de l’Education indique que 39 % des élèves de Terminale générale suivent un enseignement optionnel en plus de leurs spécialités. Au niveau national, il existe 8 possibilités dont 3 réservées aux lycéens agricoles, mais le choix peut être plus restreint dans certains établissements. Les options sont les suivantes :

Pour le Bac général
  • langue vivante C étrangère ou régionale ;
  • langue des signes française ;
  • langues et cultures de l’Antiquité : latin ou grec (peuvent être choisis en plus d’un autre enseignement optionnel) ;
  • éducation physique et sportive ;
  • arts : au choix parmi arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique ou théâtre,

Dans les lycées agricoles :

  • hippologie et équitation ;
  • agronomie-économie-territoires ;
  • pratiques sociales et culturelles.

A l’enseignement optionnel de 3 heures par semaine suivi en 1ère, auquel peut s’ajouter l’enseignement langues et cultures de l’Antiquité (latin ou grec), rien n’empêchant de cumuler deux enseignements relevant d’un même domaine (artistique ou non) en enseignement de spécialité et en enseignement optionnel.

Les enseignements optionnels en terminale

En terminale, en plus de LCA (langues et cultures de l’antiquité) les enseignements optionnels  proposés sont les suivants :

  • mathématiques complémentaires ;
  • mathématiques expertes (pour ceux qui choisissent la spécialité « mathématiques » en terminale);
  • droits et grands enjeux du monde contemporain (DGEMC).

Ils sont également enseignés 3 heures par semaine. L’option choisie ne donne pas lieu à une épreuve finale. Ce sont les notes de 1ère et terminale qui sont prises en compte. Seule l’option LCA (latin/grec) fait exception : les points au dessus de 10 s’ajoutent au total du Bac, avec un coefficient 3 (soit au maximum 0,3 points sur la note du Bac en ayant 20/20).

Des nouveautés pour le Bac 2022

Désormais, les candidats au Bac pourront présenter jusqu’à 4 options. Elles auront les coefficients suivants :

  • 4 pour une option suivie en 1ère et en terminale. 3 options maximum avec ce coefficient pourront être présentées.
  • 2 pour une option suivie uniquement en terminale,

Il ne faudra pas dépasser un total de coefficients de 14 (6 en première, soit 3 enseignements optionnels ; 8 en terminale, soit 4 enseignements optionnels). Ce coefficient sera ajouté au total de coefficient du bac (de 100) en même temps que les notes. Un élève pourra donc être noté sur un total avec un coefficient de 108 ou 110 au lieu de 100.

C’est toujours la moyenne de l’année ou des deux années qui sera prise en compte, mais désormais pour la globalité de la note, et pas seulement les points au-dessus de 10.

Les tendances observées

La note d’information n°21.23 de la DEPP (Directions de l’évaluation, de la prospective et de la performance) fait ressortir un certain nombre de tendances.

On observe que 59 % des élèves de terminale suivent un enseignement en mathématiques, soit en spécialité, soit en optionnel, avec en toute logique une continuité entre la 1ère et la terminale pour 84 % d’entre eux. Si les filles optent pour l’enseignement optionnel « mathématiques complémentaires »  dans la même proportion que les garçons, cet équilibre ne se retrouve pas sur l’ensemble de l’enseignement en mathématique en terminale : en combinant enseignement de spécialité et enseignement optionnel : 69 % des garçons font des mathématiques contre seulement 50 % des filles. L’écart est également très marqué pour l’option « maths expertes » : 27 % de filles et 39 % de garçons. Par ailleurs, 42 % des élèves d’origine sociale très favorisée choisissent cet enseignement optionnel, ils ne sont que 24 % parmi les élèves d’origine sociale défavorisée.

De manière générale, ces derniers sont sous-représentés dans les toutes les options : ils sont 69 % à n’en choisir aucune.

L’enseignement optionnel DGEMC est quant à lui choisi par 7 % des élèves de terminale, cela incluant 78 % des élèves qui ne font pas de mathématiques en enseignement de spécialité. Les filles et les élèves d’origine sociale favorisée sont davantage représentés.

Alors pourquoi suivre un enseignement optionnel ?

Pour l’intérêt personnel, certes, mais aussi pour intégrer des filières sélectives dans le supérieur. En réalité, le choix d’un enseignement optionnel en terminale  est très lié au choix de triplette fait en 1ère, d’où découle le choix de doublette en terminale. Cela n’est pas demandé explicitement,  mais si un élève a abandonné  la spécialité maths pour poursuivre physique/chimie et SVT, l’enseignement maths complémentaires viendra utilement compléter, comme son nom l’indique, sa culture scientifique. Enfin, l’option maths expertes, plus poussée, est destinée aux élèves qui souhaitant aborder de façon approfondie d’autres champs d’étude que ceux proposés par l’enseignement de spécialité, et se destinent par exemple à la médecine ou à une formation d’ingénieur.